Comment reconnait-on un vrai disque de rap, d'un rap de m*rde (ceux qui repondent que le mauvais disque passe plus facilement à la radio ont droit à un demi-point pour leur bon sens) ?
La bonne réponse est au "Regain de tension" qu'il provoque lors de sa sortie (entre les rappeurs baisseurs-de-string et les rappeurs-baiseurs-de-strings ) et pour ce genre de chose le groupe "La Rumeur" excelle.
Encore un cd qui va faire que "L'encre va encore couler" dans les rédactions (tel que The Source), les streetly-journalistes vont devoir encore faire chauffer les touches de leur clavier d'ordinateur pour prouver qu'ils ont bon goût.
"A nous le bruit", plutôt le son, de cet nouvel opus nous rend tout jouiasse (limite on pleure de la queue tellement c'est jouissif), on adore ce genre de rap.
Mais notre avis n'a pas d'importance, car les professionnels du disque rayon rap, "ils nous aiment comme le feu" aiment l'eau, nous ne sommes que les "soldats lambda" , alors que ce qu'ils recherchent ce sont plutôt des acheteurs lambda qu'on retrouve devant le Hit Machine chaque samedi matin à crier des anneries qui boosteront les ventes des poulains-nains.
Alors "P.O.R.C (Pourquoi On Resterait Calme)" se demande La Rumeur, quand personne ne veut faire quelque chose pour redonner l'image de la genèse du Hip-hop, du travail fait par des passionnés pour des passionnés, car avant l'argent n'était pas le facteur principal de la création, mais plutôt la passion, le désir, l'amour et le plaisir du travail bien fait.
Comme dans leur dernier album, le groupe s'attaque aux noyaux faibles : la justice et la police (deux choses totalement différentes). Au long du CD, on se retrouve dans un tribunal (tend bien l'oreille, tu pourras entendre au loin un "Inscrivez greffier" du juge) et dans le commissariat de ta banlieue, ou la seule importance pour eux est de connaitre ton "Nom, prénom, identité" lors d'interpellation abusive, pour rentrer dans leur quota.
C'est comme ça "Paris nous nourrit Paris nous affame" et ce sont les représentants de la force publique qui s'en chargent le mieux pour nous le faire rappeller (à l'ordre !).
Ce qui est infame, c'est de s'en rendre compte si jeune et de savoir que "Les mots qui me viennent" ne servirons pas à stopper les inégalités existantes, malgré cela les groupes du type de "La Rumeur" continuent à rapper pour faire bouger les choses et non pas simplement pour changer de classe sociale.
Ils ont compris que "Quand le diable est au piano" (un B.O.S.S, par exemple, derrière son micro) Dieu est au fourneau (les rappeurs indés rappant dans les MJC).
C'est pour cela qu'il faut leur laisser la parole, car le "Maître mots mots du maitre" s'adresse plutôt à nous, plutôt qu'aux fans de la station de radio "Nous sommes premiers sur ..."
Il n'y a de bonne critique qu'avec de bon produit ...






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