Celà fait au moins depuis 2002... 2003? Que les bootlegs de ‘Against Tha Grain' trainaillaient sur le net. Les premières réactions étaient mitigées, surtout quand Kurupt avait rompu tous les liens avec les membres du DPGC (Daz Dillinger, Snoop Dogg, Soopafly,...). Pour clarifier certaines choses aussi, Kurupt n'est pas signé en tant qu'artiste sur Death Row Records mais se trouve être vice-président du label. C'est sur Koch que sort finalement cette dernière version de 'Against Tha Grain', accelérant donc les réconciliations avec son alter-ego du DPG, Daz.
Donc maintenant, après trois ans d'attente pratiquement, il serait intéressant d'écouter ce 4e solo de Kurupt.
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Remarquez après autant de patience, on est plus à quelques secondes près.
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N'abusez pas trop du scroll-down trop vite!
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Beaucoup d'interrogations tournent autour de ce disque quand même...
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Est-il vraiment temps de révéler le contenu de cet album très attendu?
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Vous n'avez pas trop peur d'être déçu d'avance?
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Quelques secondes, vous y êtes bientôt!
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N'empêche sans des Daz, Nate, Snoop, Fredwreck, Soopafly, on est bien curieux de voir ce que ça peut donner...
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Oui oui ça vient rhooo...
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Et oui, c'est la première fois depuis quatre ans que Kurupt sort un disque! Et depuis neuf ans pour Death Row...
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À première vue, la trackliste est la même que celle datant de début 2004 (source : cduniverse.com) avec quelques rajouts en plus sans dire pour autant si ces morceaux en question sont réchauffés. La pochette, pas mieux : la photographie se trouve dans le numéro de The Source FR de cet été 2005. À la première écoute, c'est la confirmation de cette mauvaise intuition. Que dire: déception. Il fallait s'y attendre, on s'y attendait, il n'y avait pas de mal à être pessimiste.
2e, 3e, 4e écoutes plus approfondies. L'album, les instrumentaux, le flow ne sont pas mauvais, loin de là. Mais il y a un mais. Un grand vide, quelque chose d'important manque. Kurupt n'a pas toutes ses cartes en main, on sent comme une espèce de mal-être chez lui, beaucoup de colère. En témoigne l'attentat verbal "Deep Dishes" où le rappeur se transforme en Gotti Bin Laden, crachant sa rancoeur "you stole my style, my name and the way I bang” avant de s'en prendre aux institutions américaines. Ses réponses envers les attaques de ses anciens associés n'ont plus aucun sens désormais. Sur "Speak On It" feat Val C, Kurupt rattaque aussi de nouveau les mêmes rappeurs que sur "Call Out Names" dès le début du morceau: "First of all/ Ain't no motherfuckin new 2pac/ DMX ain't no 2pac/ Ja Rule ain't no 2pac". Son frère Roscoe et les M.O.P. viennent en renfort sur "Jealousy", et pourtant ils passent pour des enfants de choeur à côté d'un Kurupt super énervé.
Certains morceaux (dont "Stalkin") manquent cruellement de finition, comme s'ils n'étaient pas totalement masterisés. Les featurings d'Eastwood et Spider Loc, qui ont déjà déserté Death Row depuis des mois, prouvent l'ancienneté des enregistrements. La chanson "I'm Back" par exemple était déjà présente sur la bande originale du film 'Dysfunktionnal Family' sorti en ... 2003! Seuls quelques tracks se démarquent du reste. La bombe "Calico" qui remplace "No Vaseline pt 2" , le duo virtuel avec 2Pac sur "My Homeboyz" et puis "Can U Feel It" pour la touche soft.
Des années pour accoucher d'un disque décevant, déroutant par rapport à ses précédents standards, il faut se rendre à l'évidence. La grande époque de Death Row est bien loin derrière, il ne faut pas se voiler la face. Le Kurupt qu'on connaissait aussi. Cependant il va sûrement remonter la pente depuis qu'il a enterré la hache de guerre avec le DPG pour se réunir à nouveau, comme au bon vieux temps. C'est tout le mal qu'on lui souhaite !
Note du site de Death Row pour signaler de ne surtout pas acheter ce disque car le label ne serait pas satisfait des morceaux choisis par Koch Records pour cette Nième version finale. De toute façon, en avait-on l'intention? Il faut savoir ce qu'on veut, si ce disque est sorti pour rien ou pas !






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