Les fans de DJ Quik auront du patienter trois longues années pour avoir la chance de ré-entendre le DJ/producteur/rappeur le plus connu de L.A. Les filles vous expliqueront ce long silence en utilisant leur expression favorite: le "break"; d'autres avanceront qu'il a juste voulu prendre un peu de recul pour bosser son solo afin de revenir plus fort. Bref, en cette rentrée des classes 2005, notre ami Quik, se décide enfin à sortir son septième album. Enfin...
Succédant à une courte intro, où Quik vient rendre visite à son docteur ("Doctor's Office"), le rappeur livre ce qu'il a sur le coeur ("Intro for Roger"). Le premier couplet à peine terminé que l'auditeur s'apercevra que le producteur californien n'a rien perdu de son excellent flow. Des thérapies comme celles-ci, on aimerait en écouter toute la journée. Enfin libéré de ce poids, Quik invite le membre des Cypress Hill, B Real, sur le titre "Fandango". L'auditeur notera la qualité de la prod produite, comme tout l'album, par DJ Quik himself.
Pendant ces trois années où Quik est apparu assez discret, le producteur de Compton ne fut malheureusemnt pas épargné par quelques problèmes familiaux (il a notamment été en conflit avec sa soeur). L'auditeur pourra ainsi découvrir une partie les raisons de ces conflits avec son entourage proche dès le premier couplet de "Til' Jessu Come". Quant à l'auditeur peu intéressé par la vie du DJ, il se contentera alors d'apprécier ses prestations en tant que rappeur. Bon, laissons la vie de notre ami de côté, cela ne nous regarde pas... Et attardons nous sur le fabuleux "Black Mercedes". Quik faisant appel à son homie, du quartier voisin, Nate Dogg, pour donner à son anecdote une teinte un peu "laid back" des plus plaisante. Les deux compères se hissent alors à leur meilleur niveau pour nous narrer un histoire à l'eau de rose à propos d'une demoiselle aperçue dans une Merco noire.
On ne vas pas se le cacher, qui d'entre nous à pas ressentit un sentiment... bizarre, à la vue du nom de Chingy sur "Get Down"? Soyons franc, qui n'a pas apprécier ce morceau ? La prestation du rappeur de St Louis est tout à fait suprenante. Largement aidé par une autre tuerie produit par Dj Quik, Chingy vient poser son couplet armé d'un flow fluide et des rimes assez tranchantes, bien qu'un peu simplistes. (Faut pas en demander trop non plus). Bien que la collaboration puisse suprendre à première vue, il convient d'avouer qu'elle est bien efficace tout de même.
Jusqu'à présent Quik était resté plutôt calme du côté des lyrics. Quelques "bitches" par ci par là, mais rien de bien méchant. "Indiscretions in the Back of The Limo" tombe à point pour y remédier. Avec un T.I. présent sur les deux tiers du morceau, Quik se défoule lyricalement. Une prod avec un semblant d'effets disco, qui feraient grincer les dents de n'importe quelle féministe, en raison du thème abordé. On reste du côté d'ATL, avec "Spur of The Moment" qui n'est en faite que la reprise re-travaillée du titre présent sur le dernier album de Ludacris. La qualité du morceau évitera que certains crient que c'est du "réchauffé", et permettra à ceux qui ne connaissent pas cette chanson de la découvrir. En guise d'outro à son album, Dj Quik conclura avec un hymne en l'honneur de sa Californie ("California"). Une nouvelle fois, on ne pourra qu'apprécier la qualité de la prod de Quik sur laquelle répond présent AMG qui avait déja participé avec, et The Game, sur le morceau "Get Up".
DJ Quik peut en quelque sorte être comparé à une bouteille de vin: avec le temps, il ne fait que s'embellir. Ce nouvel album du DJ/rappeur originaire de Compton peut quant à lui être comparé à un salon de voiture de luxe: au départ on y va un peu par curiosité, pour voir ce qu'il peut bien y avoir d'intéressant, puis à la fin, on ressort comblé par tant de merveilles.






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