The Lox quitte Interscope Records et l'album de Styles P ‘Time is money' est sans cesse repoussé. Heureusement pour les fans des emcee's du D-Block, Sheek Louch a réussi à sortir son second solo (après ‘Walk with me') intitulé ‘After taxes' sur Koch records.
Peut-être trop sous-estimé du rap game, Sheek a décidé de frapper fort. Son flow et sa voix largement reconnaissables collent parfaitement aux beats concoctés par la pléiade de producteurs qui ont oeuvré sur cet album. Le tiers de The Lox se montre donc en forme et surmotivé à donner aux amateurs de hiphop new-yorkais un album à la hauteur de leurs attentes.
Sheek annonce clairement la couleur sur l' « Intro » rappée produite par Buckwild, il n'est pas « On the road again » pour faire danser mais pour faire de la « Street music ». A l'image du beat de « 45 minutes to Broadway » signé Havoc (ligne de basse efficace), il n'y a pas sur cette galette de sons crades comme ceux qui ont fait le succès du hiphop new-yorkais des années 90', néanmoins si le son est plus ‘clean' il n'en demeure pas moins lourd. Les kits de batteries sont variés, et les samples contribuent largement à créer une ambiance sombre et pesante sur la majorité des morceaux de l'album.
Les graves notes de piano de « Maybe if i sing » permettent à Sheek Louch d'adresser quelques punchlines à 50 cent: « Maybe if i sing i'll be rich (…) i wanna be just like the fifty bitch ». Le G-unit est également visé dans le morceau suivant, « Devine » (feat J Hood, prod by Mr devine). Dans l'ensemble ‘After taxes' est un album sombre, à l'exception de « Movie niggaz » (feat Ghostface, prod by The Alchemist), il fait par ailleurs largement penser aux albums made in QB. On aura tout de même droit à trois morceaux plus posés avec « One name » (feat Carl Thomas, prod by Rockwilder), « All fend up » (prod by Vinny Idol and Supa Mario) et « Pressure » (feat Styles P, prod by Cocoa Chanelle).
Le gros featuring de l'album est sans conteste « Get up, stand up » (prod by Vinny Idol et Supa Mario) où Sheek Louch et Redman lâchent des couplets impressionnants. ‘After taxes' contient deux remix de « Kiss your ass goodbye » (prod by Red Spyda) dont un avec Fabolous, Beanie Seagel et T.I.
Sheek démontre une fois de plus qu'il est aussi talentueux que Styles P et Jadakiss qui apparaît sur « Pain » (prod Rockwilder) et « Get money ». Loin d'un hip hop formaté, il nous livre un album hiphop new-yorkais digne de ce nom, avec de bons textes et de bons beats. Si l'album est homogène, certains titres sont en dessous des autres, la faute à des sample vites lassants. Dans l'ensemble, ce second opus , peut être meilleur que le premier, conviendra aux amateurs de hiphop east coast et aux autres qui recherchent plus un son aux ambiances lourdes que festives.






Les dernières chroniques
