Avec les très hype Diplomats, D-Block compte sans conteste parmi les crews les plus présents sur la scène des tapes de le Grosse Pomme. Déferlante de freestyles, de street albums, de street tapes, de mixtapes, omniprésence sur les opus sortis à la chaîne par les pointures de la discipline (dont le désormais incontournable Kay Slay), voilà qui constitue l'essence du buzz dont bénéficient ces combos plus à même de fournir le marché des bootlegers que les bacs des disquaires agréés. Pour preuve, s'ils inondent les rues, ces artistes peinent souvent à se voir offrir une sortie officielle. Dernier oublié en date, Styles P patiente (et fait se languir son public) depuis des mois pour son très attendu Time is Money. De son côté, Sheek Louch a prouvé qu'il valait mieux qu'un rôle d'outsider au sein de son propre groupe avec le solide et tellement street After Taxes, qui a sans doute levé pas mal de réserves quant à ses qualités de rappeur.
Pas étonnant donc, de retrouver les deux bonshommes sur tape en ce début (bien entamé) d'année. En effet, si Jadakiss aspire depuis longtemps, et avec difficulté, à une reconnaissance plus large, ses deux compères de The Lox sont restés terriblement attachés aux ruelles de New York, et au son à la fois rugueux et fédérateur qui fait depuis toujours fureur dans la capitale du Hip Hop.
Premier acte, et on retrouve l'homme de l'ombre de D-Block, j'ai nommé Sheek Louch, qu'on pensait il y a quelques mois encore peu capable d'aller plus loin que le plutôt satisfaisant Walk wit me. Il a pourtant frappé très fort avec AfterTaxes, si bien qu'on lui pardonnera sans rancune la tape somme toute assez banale qu'il délivre avec Year of the wolf. Les instrus sont inégales, le flow n'est pas monotone mais comment pourrait-il l'être sur des plages faisant une ou deux minutes la plupart du temps ? Avec des tracks volumineuses comme "Ask about me", et des freestyles aussi percutants que "Kiss ya ass goodbye", Sheek montre néanmoins que son crew peut compter sur lui, et nous avec. Une vingtaine de tracks, une quarantaine de minutes de son, c'est quand même léger.






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