Ca y est, c'est l'été … l'été et tout ce qui l'accompagne. Les vacances laissent entrevoir un repos bien mérité, les jupes raccourcissent en même temps que le mercure augmente, et, fait à la fois inévitable et presque rituel … on tombe amoureux !
Comme ce fut le cas pour l'ami Sagittarius, qui craqua il y a quelques moi de çà pour la douce Corinne Bailey Rae, voilà que je chavire à mon tour, moi qui m'étais juré de ne plus succomber à la douceur de certaines artistes aux atours musicaux aguicheurs. Mais dans le cas présent, force est de constater que la demoiselle ne m'a pas laissé le choix. Tout d'abord, Ayo est belle ! Une douce métisse, fruit de la passion d'un père Nigérian et d'une mère Gipsy, qui très tôt a baigné dans la musique et n'en ressort aujourd'hui que le plus savoureux. Car c'est là l'autre facteur déclenchant de mon amour aussi soudain que plaisant pour cette jeune femme …
Ayo fait de la musique, et elle le fait bien ! Le brassage de cultures dans lequel elle a grandi se ressent de la première à la dernière plage de Joyful, son tout premier et plus que prometteur opus. Comment voulez-vous que je ne succombe pas lorsque, dans son single aux accents reggae/folk ‘Down on my knees', elle me supplie de ne pas la quitter ( « Down on my knees/ I'm beggin' you/ Please, please don't leave me » ). Moi, quitter Ayo ? Et puis quoi encore ? D'autant plus que, tout le long de l'album, cette dernière me prouve à quel point elle sait être attachante et sincère à la fois. De la fragilité avouée dans le superbe ‘Without You' à la force et la détermination se dégageant de ‘Help is coming', on ressent chez la douce Ayo une vraie personnalité, qui transparaît également dans sa douce voix, qui sait aussi se faire tranchante si le besoin s'en fait sentir … une vraie femme quoi.
Et puis, chose essentielle, Ayo me fait voyager. Le pire en amour, c'est la routine, mais elle semble avoir définitivement rayé ce mot de son vocabulaire. D'une piste à l'autre, c'est un nouvel envol que l'on prend, vers moult destinations attrayantes … l'Espagne, sur les rythmes aux accents de flamenco du superbe ‘How Many Times' ; l'Amérique Latine sur le très estival ‘And it's supposed to be love' , les Caraïbes et le Texas sur ‘Only You' au mélange reggae/harmonica aussi surprenant qu'entêtant.
Et puis que dire quand, à la fin de son album, à peut près à la moitié de l'ultime et émouvante déclaration ‘Neva Been', le tout part dans un gospel enflammé … elle doit savoir que j'adore les changements de rythme, c'est aussi ce que j'aime chez Ayo : elle sait me surprendre, et est pleine de bonnes intentions. Je crois avoir trouvé la femme idéale, va falloir que j'aille trouver ses parents … à moins que l'adultère ne pointe le bout du nez dans les mois à venir, avec la découverte d'une autre artiste de cette trempe … oh et puis non, sûrement pas !! Ayo a placé la barre trop haut, et puis je ne suis pas ce genre d'auditeur !






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