Après les multiples succès de Lil Wayne, commerciaux et d'estime, ce dernier est devenu la pièce maîtresse du label Ca$h Money Records. Et pour ne pas faire chômer son petit protégé, et avant le Carter III, et un album en commun avec Juelz Santana, Birdman se décide à faire un album avec Weezy, de quoi remplir un peu plus les caisses, et prouver qu'il n'est pas qu'un simple dirigeant de label, mais un artiste à part entière. C'est sur Like Father Like Son, que les deux feront paire.
A première vue, cet album n'a rien d'exceptionnel, peu de producteurs (TMIX qui, sur 16 titres, en produit 11, une production de Scott Storch, une également de Jim Jonsin, et trois de DJ Nasty), quelques featurings, mais la majorité des sons laisseront Baby & Lil Wayne à leur œuvre. Première chose marquante, les instrumentaux, pas mal de tueries, mais surtout des sons qui s'adaptent parfaitement aux flows des deux protagonistes. On pourra le remarquer avec les surpuissants « Over Here Hustlin' » et « Stuntin' Like My Daddy », ou avec le plus posé (mais très classe) « 1st Key », où l'on voit d'ailleurs que c'est Wayne qui brille sur les refrains, mais ils se partagent équitablement les couplets. Pour ne pas changer, Scott Storch fait du "Scott Storch", mais c'est efficace, avec cette note de fond, répétitive, et des touches de pianos qui viennent accompagner le tout: ça passe à tous les coups, on retrouve ça sur « You Ain't Know ». Les invités ne se font pas attendre, et donc l'on retrouve Rick Ross et T-Pain sur « Know What I'm Doin' ». Le refrain est chanté par Wayne, et ça passe bizzarement bien, mais ce sont les couplets qui sont vite lassant: c'est plat, d'autant plus que la production n'arrange pas les choses.
Les deux compères (et fils haha*) s'essaient également sur des beats plus posés, comme sur « Don't Die », une bonne production au refrain raté. Pareil sur « Leather So Soft », même ambiance, même constat, sur une production de Jim Jonsin. « High » est assez classe, mais ça manque de punch, et ils se relachent un peu trop. Mais comme on le disait plus haut, des tueries, Weezy sait en faire, tant que la production suit. « Army Gunz » confirmera l'affirmation, une tuerie signée DJ Nasty, qui aura contribué aux meilleurs sons de l'album, mais sera un peu freiné par un « Cali Dro » trop transparent, où même les rappeurs westcoast Daz & Kurupt ne sauveront pas la mise. Dernier guest, mister Fat Joe, en forme ces derniers temps, qui lache un flow assez efficace, sur une prod aux quelques sonorités rock bien calibrées mais un peu molles. On fera abstraction du passable « Ain't Worried Bout Shit », le raté « Out The Pound », le trop répétitif « No More » (accompagné du Allstar Cashville Prince).
Au final, un assez bon album: les deux rappeurs s'en sortent plutôt bien, même si des fois Wayne brille plus, et fait un peu d'ombre à un Baby de temps en temps trop en retrait. Les productions sont dans leur ensemble réussis, pas mal de tueries comme il a été dit et redit, et comme il est dit plus haut, quand la production suit, Weezy suit, la recette ne change pas et c'est gagnant. Un peu inférieur aux deux volets des Carter, cet album demeure assez efficace, on prendra ça comme un avan- goût des prochaines sorties de Lil Wayne, qui promettent d'être fumantes, nottament cette collaboration avec Juelz Santana attendue par beaucoup.
*encore une vanne pourrie de Sagittarius






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