En plein essor artistique et unanimement salué pour ses derniers projets, le terrain était idéal pour qu'Akhenaton se permette de laisser la parole à son inspiration en cette période faste de sa carrière. Si la Soul était à l'honneur sur la bande originale de Comme un aimant, c'est ce sont cette fois les années 80 et la musique électro qui s'invite dans les compositions du membre d'IAM et dans celles de son pool de producteur, Al-Khemya. Inattendu, cet hommage d'Akhenaton à l'une de ses premières amours musicales s'adresse d'abord à un public averti, quoi qu'en laisse penser le sympathique tube "Une autre dimension" (ft. Freeman et K-Rhyme le Roi). Un public averti donc, mais surtout dans les intentions puisque la réalisation, elle, n'est pas toujours à la hauteur des oreilles les plus amatrices du genre. Souvent plat dans le rendu final ("Dreams", "Stomp ya feet", et une poignée d'autres), le travail des Sya Styles, Akos, et autres AKH s'apprécient trop souvent à un degré simple. Manquant souvent de profondeur, de variations et de surprises, les compositions en lasseront les moins enthousiastes du lot.
Partie d'une affinité particulière avec l'électro-Hip Hop plus que d'une réelle vocation de producteur dans le genre, cette compilation estampillée La Cosca ne manque toutefois pas de quelques moments forts intéressants, et qui ne font qu'accentuer les regrets par rapport à des morceaux visiblement bouclés trop souvent trop vite. Parmi les excellentes livraisons, la tracklist réserve aux b-boys des perles comme le "Wonder" de Sya Styles et son clavier contagieux accompagné d'un beat, progressif par moment, du meilleur effet ; de même que le rugueux et originel "Yes ya'll" sur lequel Akhenaton se fait vraisemblablement autant plaisir qu'à nous. Le DJ des Psy 4 et le boss de La Cosca s'en tirent d'ailleurs le mieux sur la durée, mettant le mieux à profit le champ du possible en matière d'électro. A noter également en ghost track le remix du "Belsunce Breakdown" (qui n'avait cependant pas attendu cette mouture pour sonner électro) de Bouga. Pas évident d'accès, parfois léger dans l'approche artistique, Electro Cypher reste un support de prestige pour danseurs et les nostalgiques du style représenté ici (si toutefois ils s'y reconnaissent réellement). Surtout un succès d'estime et un bel exercice de style. La rumeur colporte même qu'un deuxième volet serait en route.






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