Beauuuuuuuuuuuuuuutiful Girls! Vous avez ce refrain depuis quelques temps dans la tête? Ne vous inquiétez pas, vous n'êtes pas le seul à être atteints par la Kingston mania. Débarquant de Miami, le jeune chanteur met à l'honneur ses origines jamaïcaines en choisissant comme nom de scène Sean Kingston (Kingston étant la capitale du pays), ainsi qu'au travers de sa musique en faisant un mélange des genres totalement inédit. Un style innovant qui mêle son flow reggae ensoleillé au carrefour de la Pop et du Hip Hop. Si le rythme de "Beautiful Girls" vous rappelle forcément quelque chose, c'est normal, ce jeune d'à peine 17 ans dépoussière son vinyl de "Stand By Me" de Ben E.King pour le remettre au goût du jour, tout en gardant cette ambiance années jukebox des sixties. Un vent de fraîcheur que le public accepte directement, numéro 1 des ventes un peu partout, chose rare venant de la part d'un artiste si précoce. L'Amérique n'avait semble-t-il pas vu ça depuis les débuts de Britney Spears.
La où Sean Kingston se distingue également, c'est au niveau de ses paroles, qu'il écrit tout seul du reste. Pas uniquement divertissantes, il vous parle aussi bien de la misère qu'il a pu voir durant son enfance aux Antilles ("Change"), que de l'incarcération de sa mère et de sa soeur ("Dry Your Eyes"). Mais derrière cette bouille d'enfant, se cache l'un des grands producteurs du moment, à savoir J.R. Rotem aka le 'Dr Dre blanc'. Tout de suite conquis par l'univers de Sean Kingston, le producteur de Los Angeles l'a signé sur son label Beluga Heights/Epic Records et s'est mis la charge de concevoir entièrement son opus. Une association qui a tout de suite trouvée ses repères avec "Colors", et qu'on retrouve ici en bonus remix avec Vybz Cartel et Kardinal Offishall. La suite, on la connait, les petites tubes défilent : "Beautiful Girls", "Me Love" ou encore "There's Nothin" aux côtés de Paula Deanda.
Reprenant à sa sauce du Phil Collins ("In The Air Tonight" sur "Can You Feel It"), UB40 ou Led Zeppelin sur "Me Love", dans la même lignée que son premier hit, Sean Kingston tombe dans une facilité qui lui apporte néanmoins un certain succès. L'album est loin d'être le phénomène de l'année, le tout manque un peu de maturité, de dûreté et d'une certaine crédibilité sur les titres plus Hip Hop tels "Drummer Boy", "Kingston". Mais à l'instar de beaucoup d'autre jeune rappeur, Sean Kingston n'apparaît pas comme un simple One Hit Wonder, on est déjà presque sûr de le revoir prochainement.






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