[Image : cliquez] 1998: année mythique . On se remet fraîchement de notre titre de champions du monde , Maurice Papon payait pour l’ensemble de son œuvre , les boys band battaient leur plein . Et quid de la planète Rap ? La France commençait à se pencher sérieusement sur le courant musical après la secousse d'IAM l'année précédente et avec NTM qui cette année-ci délivrait son dernier opus . Année Mythique . C’est le moment que choisit Oxmo Puccino pour sortir son tout premier bébé sur le label Time Bomb . Un nom qui fait frissonner tout amateur de rap tant il est marqué à l'encre d'or sur le livre de l'Histoire du HipHop français . Alors que tous les gros poissons quittaient le navire les uns après les autres (Lunatic , Pit baccardi , …) , le Black Mafioso pris le pari de continuer l’aventure . Premier album donc attendu par un public resté sur sa faim après les moultes freestyles et morceaux déjà anthologiques enregistré par notre protagoniste . Pour son "Opéra" , pas de place pour des costumes remplis de paillettes ou un décor extravagant , ça se passe entre Ox’ et son auditoire , pas plus .
[SIZE=7]Premier acte : Oxmo le Narrateur[/SIZE=7]
Dans la lignée de ses prestations qui ont fait sa renommée , Ox’ nous offre de nouvelles « Pucc Fiction » . Le bonhomme montre à quel point il excelle dans ce genre , on se prend à entendre un scénario digne de Scorcese sur "HITMAN" ou alors imaginer notre héros en James Bond noir dans "ALIAS JON SMOKE" .
Alors qu’il nous dit qu’il ne lui reste plus que "24h A VIVRE" avec ses compagnons d‘un titre , il nous raconte le "SACRE SAMEDI SOIR" qu’il a vécu . Deux morceaux qui se suivent mais qui ne se ressemble en aucun point , ce qui montre qu’Ox’ sait varier les thèmes de ses narrations tout en restant maître de la situation . Dernier titre en forme de story stelling , il s’agit de "LA LETTRE"
avec un Shurik’N convaincant[COLOR=red] , là encore une track qui influencera par la suite de nombreux artistes bien inspiré de reprendre le thème de la lettre envoyé à un ami enfermé ( comme l’a si bien fait Lunatic ) .
Fin du premier acte , Oxmo avec une aisance impressionnante , a fini les présentations du talenteux narrateur qu’on lui connaissait déjà , mais qu’il a préféré nous confirmer à notre plus grand plaisir .
[SIZE=7]Deuxième Acte : Puccino le Mélancolique[/SIZE=7]
La véritable surprise de cet opus réside dans sa tonalité . Puccino nous imprègne de sa teinte dès l’intro où sa "VISION DE VIE" fataliste étonne autant par son amertume que sa perspicacité . On sent une approche des plus mélancolique sur nombres de tracks comme l’émouvant "PEUR NOIRE" et le touchant et merveilleux "L’ENFANT SEUL" .Les frissons s’empare du spectateur qui devient acteur d’une scène dans laquelle son auteur lui-même peine à contenir ses émotions .
Dans son élan de mélancolie , Pucc semble voguer sur une once de sarcasme comme le prouve les titres "QUI PEUT LE NIER" ou bien encore "AMOUR ET JALOUSIE" sans oublier l’interlude intéressante qu’est "PEU DE GENS LE SAVENT" où l’humour noir est rattrapé par cette envie de dénoncer un système défaillant de façon subjective .
Puccino va plus loin encore dans ses sentiments , les deux derniers sons montrent à quel point il est omnubilé par la mort ou ce qui s’en rapproche comme l'a pu faire Notorious Big , l’une de ses influences , avant lui . Une sorte de porte de sortie d’album vers un autre monde que nous apporte la grandiose "LOI DU POINT FINAL" sur laquelle il s’en donne à cœur joie avec un Lino lui aussi très en verve et que dire de cette apothéose et génialissime track de fin qu'est "MOURIR 1000 FOIS" . Un morceau qui résume à lui tout seul quel état d’esprit son auteur a voulu transmettre à son auditoire .
[SIZE=7]Fin de l'Opéra et Avis Général : Oxmo Puccino , le Sage Poète de la Rue[/SIZE=7]
Durant plus d’une heure , Oxmo Puccino aura su capter l’attention tout entière d’un public acquis totalement à sa cause . Un sentiment de joie s’empare de nous , le Rap avait tout à y gagner à l’époque de sortir des artistes comme celui-ci : un poète contemporain , mi-narrateur / mi-rapporteur de la Rue .
De plus d’un talent intrinsèque inégalable , on doit tout de même noter que la mise en scène autour de lui est elle aussi de haut niveau .La « Lumière » musicale collant parfaitement à chacun des textes apporté par Dj Mars et Sek , les personnages secondaires en pleine possesion de leur moyen ( AKH , Freeman , Le Rat Luciano , Pit baccardi , K-Reen et Lino ) offrent à Oxmo Puccino la plénitude leurs talents pour essayer d’aller dans le même sens que leur copain .
Même l’entract des tracks 12 à 15 sont agréables , ce qui est rare pour être souligné dans un pareil Opéra . Après avoir saluer la foule , Oxmo s’en va comme il est venu , humblement mais sachant qu’il a conquis le cœur de tous les auditeurs ayant eu la chance de participer à sa représentation qui laissera une trace indélébile dans le paysage du HipHop français . On se lève et on applaudit des deux mains un tel artiste .
Dont Act .
Bonne chronique putain d'album ca me donne envie de le réécouter jdonnerais ma note un peu plsu tard sinon dans la lettre c'est Freeman et pas Shurik'n masi bon jpense que c'est simplement un lapsus