L'exception culturelle française. C'est décidément quelque chose qui colle à la peau des rares frenchies qui s'exportent Outre-Atlantique. La cas d'Ameldabee ne fait pas exception non plus à cette règle, se faisant une modeste place dans les bacs grâce à ses mixes riches et raffinés, à l'image de son auteur, comme le confère cette interview.
Tu es californien mais parle très bien français, faut que tu nous expliques le truc… (Ndlr, on ne se doutait pas de sa nationalité à ce moment-là encore)
Ahah, c'est marrant ça, car en fait c'est l'inverse. Mais normal que tu demandes car tout le monde s'interroge sur mon origine et également si je suis pas une fille avec mon nom à consonances féminines. Pour le pseudo, ça vient d'un nickname dont on m'a affublé à l'école, et c'est resté : on devait être trois à l'époque à écouter du peu-ra car, même s'il y avait Rapline, cette musique était encore relativement confidentielle et comme tous les rappeurs s'appelaient machin-B ou Truc-D, j'ai hérité d'Amel-B. A l'époque où nous faisions les CDs Versus avec le poto Skandal, j'en avais déposés sur hiphopsite.com car je connaissais Pizzo, et certaines personnes pensaient également que la Sandale venait des States. Ca leur semblait probablement peu possible qu'un français vende sur les sites ricains j'imagine. Et puis avec son nom, on imaginait de suite le gros qu'1-ri qui chirpe comme un fou jusqu'à ce que la cellule ait creusé son vinyle (Big Up Revolution !).
Pour l'anecdote, un mec croyait récemment que j'étais Madlib. Mais enfin, réfléchissez, le mec mixe des sons à la Madlib, et vous mettez Madlib à l'envers ça fait AmelDabee ! Ah bah presque !
J'ai commencé à me rendre aux USA en 2001, pour le Skratchon organisé par Q et Yoga, membres des Piklz (Yoga c'est vraiment le business oriented mind du crew). C'était une conférence dédiée à la skratch music. J'avais trouvé le concept complètement dingue. C'est comme si tu te rendais en cours, mais t'avais leçon de juggle avec Stevie D ou Roc Raida, de skratches avec Flare qui remontait toute l'histoire du ziggy-ziggy en compagnie de Q-Bert. De trick mixing avec J-Rocc et Melo aussi. A-Trak y avait expliqué son système de transcription des skratches, qui s'inspirait de celui de John Carluccio (qui avait tenté de mettre par écrit la routine "Sratchin', What Is It" de Rob Swift), mais en rajoutant l'intensité que ta main portait sur le disque. Bref, c'était ouf ! Ils avaient filmé l'évènement d'ailleurs, c'est coupé en deux parties de mémoire, le matin et l'après-midi. Mais le truc de gue-d'1 quand même c'était que t'allais choper une boisson (forcément gratos car l'évènement possédait de nombreux sponsors), et t'avais Melo et J qui chillait tranquillou, Craze dans un coin, D-Styles qui fumait des bédos, et les mecs étaient les plus gentils du monde, tu pouvais aller leur demander n'importe quoi, ils répondaient avec un grand sourire. Je pense qu'ils réalisaient également que le moment était historique.
Bref, je suis forcément tombé amoureux de la ville car elle respire la musique et l'ambiance y est véritablement incroyable. Je suis retourné en Californie dès que j'ai pu avec mon poto Ben, qui s'occupait de hiphoparea.com. Le principe de ce site, c'était d'éclairer les consciences en utilisant le véhicule musical. J'étais encore jeune à l'époque, mais avec le recul je me rends compte de la masse de connaissances qu'avait accumulées mon compère sur fonctionnement réel de notre démocratie, tous ces évènements aux répercussions mondiales qui se trament en fond, dans l'absolue négligence des peuples impliqués. Je me contentais principalement du contenu rédactionnel, chroniquant tout ce qui passait à travers mes oreilles et me plaisait, ainsi que des interviews d'artistes que nous trouvions intéressants. L'illustration graphique était l'œuvre de Bennie, tout comme les charges davantage empreintes de politiques.
Quoiqu'il en soit, avec nos connections toujours plus étendues, on a rencontré pas mal de monde pendant le séjour et avons interviewé tout ce qui bougeait. On a fait des rencontres de dingue. Comme Beni B le mystique boss d'ABB (Ben a eu une couille avec le md utilisé pour l'enregistrement donc j'ai tout retranscrit de tête au Burger King de Berkeley dans lequel on avait établi le QG), ou encore Defari qui nous a raconté tout son parcours pendant 3 heures. On avait marché genre 1h30 pour retrouver le bar où il était à LA car j'avais rien compris à l'arrêt de bus où on devait descendre (je savais pas à l'époque qu'il fallait absolument avoir une caisse là-bas), donc on était vraiment content de l'accueil. On a été interrompus par les keufs en fait, qui voulaient verbaliser son cousin car sa voiture était mal garée ou je sais plus trop quoi. C'était marrant, je le filmais en train de faire un drop, et juste à la fin, il interpelle son cousin qui se fait engrainer. J'avais fait un montage vidéo avec "Fuck The Police" de Dilla derrière. Logique !
Depuis, je compte plus le nombre de fois où j'y suis allé. Donc j'ai forcément un peu de Cali dans l'âme.
Peux –tu nous résumer comment tu es rentré dans le circuit ?
Hum… En fait, comme beaucoup de choses avec moi, ça part d'une connerie. J'étais chez la Sandale, on écoutait du son, occupés à refaire la carte musicale mondiale comme d'hab. Il faut savoir que Skandal est un véritable fan du Soul Brother Numero Uno, aka Pete Rock, et que j'ai toujours vénéré Jay Dee. Donc nous sommes embarqués dans un délire de faire chacun un mix de nos idoles et de les comparer. Le truc à savoir, c'est que je n'ai aucune idée de comment on fait une tape, alors j'y vais au feeling. Après écoutes, aucun n'est véritablement convaincu de la supériorité de Pete ou Dilla, mais par contre nous aimions bien nos travaux respectifs, donc on a décidé comme ça de le sortir en K7 en demandant à Ben une phat pochette. On est parti des illustrations de la série de Peter Adarkwah, le boss de BBE, pour Beat Generation, en mettant Jay Dee et Pete l'un au-dessous de l'autre. Je me rappelle que j'étais comme un dingue quand j'ai enfin eu les K7 en main. J'en filais à tout le monde, du genre ‘Hey c'est ça le Hip-Hop qu'il faut écouter'. Comme si j'étais le mieux placé pour juger que tel son est meilleur qu'un autre. J'étais bien présomptueux à l'époque.
Donc on a eu un bon retour de cette première tape, le truc un peu irréel en fait car on avait vraiment fait ça sans calculer quoi que ce soit. On a continué dans la même logique avec Lib'/Hi-Tek, puis DITC/Beatnuts. Et on est passés au CD car la K7 ça marchait plus trop. Donc le concept d'un producteur par face tenait plus trop la route.
Je commençais à acheter pas mal de disques possédant les samples originaux de tous ces producteurs que je vénérais et je me suis dis que ça serait pas mal de faire tout un mix CD avec les morceaux hip-hop et leurs originaux, en les organisant par beatmakers. Donc sur le Volume 1, vous pouvez retrouver Pete Rock, DITC et Jay Dee. Sur le Volume 2, Primo. Sur le 3, les Nuts.
Dès le début, j'avais dans l'idée de faire comme une cartographie sonore de ces magiciens des machines mais il y avait vraiment trop de producteurs sur la Côte Est donc il m'a fallu attendre le volume 5 pour m'échapper un peu, via le bus musical que j'ai introduit pour illustrer ce voyage sonique. Pour le volume 6, on continue la visite, et on va dépasser le MidWest pour aller jusqu'à Cali, ça devrait être sympathique.
As-tu une autre passion que les platines et la musique ?
Oula, plein. En fait j'adore rencontrer des gens, du monde entier. Je suis extrêmement curieux ce qui entraîne que je me passionne pour tout. Il faut toujours que je comprenne comment une personne en est arrivée à un tel schéma de pensée, quel est son but, etc. Quelque soit le champ de compétences dans lequel elle exerce, qu'il s'agisse d'un artiste ou d'un chercheur en génétique ou d'un souffleur de verre… Peu importe. C'est pour cette raison également que j'adore voyager. Et que j'ai commencé à faire des interviews.
Sinon, je suis vraiment fan de basket (j'ai grandi en suivant les exploits de MJ en finale face à LA, Portland, les Suns, et Utah, avec Georges Eddy en fond sonore), de snowboard (même si j'envoie pas assez gros en rotation, problème de mental me dit-on souvent ; les traîtres !) et de lait au chocolat (le Berkeley Farms chocolate milk chug est mon premier achat chaque fois à SF, suivi d'un whopper, et hop la journée peut commencer).
Quel a été ton premier…coup de cœur musical ? album que tu as acheté ? mix ? compilation ?
Uh, mes parents écoutaient beaucoup Brel, Brassens, Creedence, Neil Young, les 5 chevelus de Manchester … Donc j'ai grandi là-dedans. Mais j'avais mon 45 tours préféré quand même : le thème de Spectreman, super héros avec un triangle de destruction sur le front (qu'il n'usait que contre les méchants bien sûr).
Par la suite, j'ai pris une grosse claque avec le "Breaking Atoms" de Large Pro et ses potos deejays canadiens. Je me rappelle qu'un pote me l'avait prêté et je pigeais pas bien comment Extra P avait pu arriver à faire des sons pareils donc j'avais dû squatter le CD quatre bons mois. Je n'avais toujours pas compris.
Sinon côté mixtapes, j'avoue que les K7 de Spinbad m'ont bien mis la pression. Je n'avais jamais entendu un mec faire des intros aussi complexes et en même tant aussi fluides. Et il avait une patate dans ses chirps ! La "Comprehension" de Babu également. C'était complètement fou cette tape. On sentait déjà que Babu avait un vrai sens de la construction musicale. Et qu'il était techniquement bien au dessus de tout le monde, mais n'en faisait jamais trop. Il avait invité D-Styles et Melo pour faire un morceau en trois parties à la fin de la face A, tout en skratches. Une des premières fois que j'entendais des morceaux composés aux platines. J'ai découvert bien plus tard que c'était KanKick qui avait produit toute la face B.
Par la suite, j'ai découvert Melo-D et J-Rocc et j'ai compris que ces mecs étaient les meilleurs deejays du monde. Et le sont toujours. Stonethrow a mis en ligne via leur podcast un mix de J, composé de sons récents de Dilla. Un mix qu'il avait fait y'a un moment, bordel c'est TROOOP de la bombe.
Compilation ? J'évite d'acheter des compilations en fait, sauf quand je n'ai pas le choix.
Tu dois sûrement avoir une puta*n de collection de vinyles, combien tu en as ? Tu dois être accro au ‘diggin' !
Je n'ai pas tant de disques que ça en fait. Avec le temps, t'apprends à ‘savoir' si potentiellement le disque va te plaire ou non. En te basant sur l'année, la pochette, les instruments, les joueurs, les compositeurs, les ingénieurs, … Après, ce n'est pas une science exacte, des pochettes toutes claquées peuvent révéler des morceaux fous.
Au départ je chopais tout ce que le DITC avait samplé, Primo, Pete Rock, Dilla… C'était correct côté thunes car je connaissais tous les bons plans à SF et Tokyo pour avoir des skeuds pas trop chers, et en général j'échangeais mes mixtapes pour récupérer les vinyles.
Pour le DITC y'a pas à chier, les mecs ont vraiment un talent rare pour trouver des boucles dans des albums plutôt improbables. Le premier Show & A.G. est incroyable pour cette raison. Show il a quand même pondu trois prods en partant d'un seul disque de free jazz (‘Things We Like' de Jack Bruce). Buckwild offre à OC la prod' qu'il avait concoctée pour Pharoahe, en samplant Les DeMerle, et ça donne la bombe "Time's Up". Les mecs avaient vraiment une vision de ce que devait être le hip-hop, qu'on peut considérer galvaudée voire prétentieuse, mais avant que Big L ne meure c'était vraiment le meilleur groupe, et de loin, point barre.
En ce qui concerne Primo, le mec a une oreille supra bionique. Il va te faire un hymne de la Grosse Pomme Pourrie avec un morceau pour lequel le quidam classique est incapable de déceler un semblant de loop. Ce qu'il a fait pour "Full Clip" (morceau original de Cal Tjader, "Walk On By"), est prodigieux. Faut entendre l'original, déjà arriver à retrouver la partie qu'il a rejouée via sa MPC 60, puis réécouter le track de Gangstarr pour se rendre compte de la puissance du bonhomme. Bon, je m'arrête là, je pourrais continuer des lignes et des lignes…
Juste pour un dernier mot pour dire que je suis toujours aussi fasciné et excité quand je découvre un original utilisé pour un morceau de peu-ra, récent ou non. Et que je suis souvent stupéfait d'apprendre que la plupart des grandes avancées dans l'histoire du rap sont les fruits d'erreurs (skratch, détails dans un morceau mytique, …).
Dans tes compilations, tu t'amuses à mixer différents remixes d'un même morceau, rajouter le sample original, etc… as-tu d'autres concepts ou thématiques de prévus prochainement ? Quelle est ton actualité future ?
En fait, j'aime rappeler aux oreilles où elles auraient éventuellement déjà entendu cette mélodie, cette phrase, … C'est juste mon côté psychopathe du son. Ca m'arrive de me réveiller en pleine nuit, de noter un truc car, ça y est, je me rappelle où j'ai déjà entendu ce sample, mots que je n'arrive forcément jamais à relire car écrits super mal à moitié endormi.
J'ai terminé le "Anatomy of A Rap Crime" il y a peu, et c'est vraiment le mix dont je suis le plus fier. A la base c'est ma roomie qui me disait que je parlais bien du rap et qu'elle serait intéressée si je faisais un mix de rap un peu éducatif car elle n'y connaissait rien. J'ai donc commencé à fouiller dans mes bacs, sortant tous mes vieux magazines et maxis. Le but c'était de scanner un maximum de photos symboliques, pour en faire une sorte de fresque qui représenterait tous les acteurs principaux du hip-hop. C'est là que je me suis rendu compte de la baisse drastique du contenu éditorial des magazines à travers les années. Enfin, passons. Pour les images tout comme pour le mix, il a fallu trancher et le choix s'est révélé extrêmement complexe. J'étais parti sur une remontée chronologique de l'histoire. Ensuite, combien consacrer de temps pour chaque morceau ? Combien de morceaux par année ? Le but c'était d'avoir un aperçu des styles de l'époque, très divers entre chaque artiste, donc beaucoup de morceaux à mettre à priori. Mais il fallait également que ceux qui n'y connaissent vraiment rien puissent avoir un bon aperçu des morceaux choisis. Une fois ça acquis, il fallait également qu'il existe une certaine cohérence entre les morceaux. Nouveau casse-tête.
Il fallait absolument que j'explique mes choix, non seulement des morceaux choisis mais également de la période considérée, qui s'étend de 89 à 98, d'où l'idée du livret joint. J'y ai ajouté pas mal de blagues que seuls des fans de hip-hop pourront capter. Il possède donc différents niveaux de lecture, suivant la connaissance du rap que l'on possède.
J'ai également terminé le volume 5 de ma série "Who Stole the Soul". Il s'agit de mixes d'originaux et de morceaux hip-hop récents les empruntant. Le dernier est clairement empreint de Dilla. Ah je ne l'ai pas précisé encore, mais le "Donuts" est absolument IN-CRO-YAAAABLE. Jay Dee est l'un des producteurs les plus influents. Il n'a pas fini d'inspirer je pense. Et sa technique de chop sur le Donuts, où il prenait des loops ici et là sur un 45 tours, pour en recréer des morceaux totalement cohérents, et en même temps fourmillant de mille détails, est révolutionnaire. Il faut écouter ces beats au casque, et forts, pour en faire jaillir toute leur puissance. Ca me rappelle Supa Dave West, proche de De La Soul, qui pose sa cellule n'importe où sur un même disque, récupérant autant de petits loops, considérant que ça donnera forcément quelque chose d'intéressant. Il a raison le bougre…
Sinon, là j'écris un bouquin. Le but avoué c'est de pondre un texte qui fasse croire que Pelecanos écoute désormais plus de rap, et moins de soul. On verra bien…
J'ai remarqué que pas mal de tes albums avaient une valeur ‘éducative', ce qui est important pour la culture Hip Hop. T'a-t-on déjà proposé d'être DJ pour des mixtapes promotionnelles (comme KaySlay, DJ Drama, Whookid…) ?
Ah nan, mais de toutes façons je pense que je refuserai. Je suis vraiment fan de tous les artistes que l'on retrouve sur mes mixes. Une mixtape promotionnelle sera forcément remplie de morceaux moins intéressants, voire tous nazes.
On m'avait proposé de décliner le mix pour D'Angelo avec d'autres artistes soi-disant dans la même veine : R-Kelly, Usher, … J'ai poliment décliné car D'Angelo est dans une classe à part et l'objectif n'a jamais été de capitaliser, mais bien de partager la musique, faire découvrir, échanger…
Sur « Anatomy of a Rap Crime », la sélection penche plus en faveur de la Eastcoast… Faut-il voir là une préférence, une affirmation de tes goûts en terme de rap ?
Il faut quand même avouer que les sons qui m'ont calmé sont tous issus de NYC. Mais Dr Dre est un monstre pour moi quand même.
Vous verrez sur le volume 6 des samples que j'aime la Côte Ouest aussi !
Dans ton outro, tu fais un ‘grand finale' avec les derniers gros hits sudistes de ces dernières années. Ne penses-tu pas que le Dirty South ressuscite et réenterre le Hip Hop simultanément ?
Ah j'ai déjà trop écrit, et je m'en excuse par avance à tous ceux qui auront réussi arrivés jusque là. Donc je vais essayer de ne pas trop en rajouter mais cette question appelle là encore beaucoup de mots de ma part.
Il y a définitivement un renouveau de l'énergie qui faisait cruellement défaut à la scène hip-hop ces dernières années. Par exemple, ça fait plaisir de voir des jeunes à SF sauter comme des fous sur les sons hyphy d'artistes encore totalement inconnus il y a peu.
Je ne tolère que très peu d'hymnes sudistes récents mais il faut avouer que ça a rapporté du fun au sein du rap. Ceci dit, la nouvelle charge menée par Russell Simmons et Benjamin Chavis à propos du contenu douteux des rappeurs me semble une nouvelle fois empreinte d'une totale hypocrisie. Les ventes de rap ont baissé depuis la première fois l'an passé ; peut-être les "marchands" de musique vont-ils enfin réaliser qu'il faudrait apporter une certaine balance dans le monde du hip-hop. Le cocaïne rap c'est cool quand c'est bien fait, mais faudra pas se plaindre lorsque l'on va tous se mettre à écouter du rock car la scène bouillonne d'idées et a rarement été aussi en forme qu'aujourd'hui.
J'ai lu sur ton myspace que tu t'essaies à la production. Beaucoup de DJs suivent cette voie, tout comme Pete Rock, J Dilla, Hi Tek qui font partie de tes producteurs favoris… As-tu d'autres sources d'inspiration ailleurs que dans le rap et la soul ?
Hum… J'écoute pas mal les batteurs dans le rock. Les pianistes également, en classique et jazz, car j'essaie d'améliorer mes talents aux claviers dernièrement.
Tu as toi-même interviewé pas mal d'artistes. Cela te plairait d'être journaliste ?
En fait, je ne me considère absolument pas comme un journaliste. Juste comme quelqu'un de curieux qui se pose les mêmes questions que d'autres et tente d'obtenir des réponses de la part des artistes qu'il affectionne.
Un dernier mot avant de laisser les internautes continuer l'interrogatoire ?
Big up à Bennie et la Sandale, Markie Mark de la Zulu Nation, GrosQuickie et Nico le Reunoi de Gasface, Dela pour l'album à venir, Nicks de l'abcdr, les potos du goûter chez 2Good, tous ceux que je connais. On se retrouve bientôt pour casser ma maison de toutes façons, yesss !
Et merci à toi pour l'interview !
Allez-y les gars, j'suis chaud pour répondre à toutes vos questions !
N'hésitez pas à poster vos questions à la suite de cette interview, Ameldabee vous répondra sur le forum!
Plus d'infos sur Ameldabee sur son myspace : myspace.com/dabee






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