
Date de sortie: Juillet 1998
Label:Breakaway
Nate Dogg, véritable légende vivante en Californie, c'est LE crooner par excellence. Après de multiples apparitions sur des classiques Westcoast comme sur "Gin & Juice" de Snoop Doggy Dogg et "Regulate" de Warren G qui l'ont fait mondialement connaître, ce n'est que bien tardivement, en 1998, qu'il sort son premier album solo, non sur Death Row. Longtemps suscité pour ses chants et ses versets sans concession, Nate Dogg prouve avec ce double-disque qu'il a aussi le courage de faire un album.
Deux galettes de pur G Funk emmenés par la voix de barryton de Nate, c'est une prouesse jamais faite jusqu'alors par un chanteur. Plus de trente chansons dans ce recueil, autant d'ôdes à la gangsta funk dorée sous le soleil de la côte ouest américaine. On retrouve de ses meilleurs morceaux bien évidemment. Pour débuter par les plus connus, le magnifique "Nobody Does It Better" avec son ami Warren G. Tous ses autres amis répondent présent, et on pense surtout à 2Pac, avec un couplet posthume sur "Me & My Homies". Les autres chiens Snoop Dogg et le Dogg Pound prennent place sur le mythique "Dogg Pound Gangstaville", puis Big Syke sur le flatteur "Sexy Girl".
En solitaire, Nate Dogg assure avec l'élégance naturelle qu'on lui connaît. "Never Leave Me Alone" et "Because I Got A Girl" font parti de ses meilleurs essais en solo, avec les femmes en guise de source d'inspiration, et le machisme qui va avec la moitié du temps. Le défaut justement de ce double-album, ce qui en fait presque un monument assez méconnu, c'est une trop grande homogénéité dans le style, le chant et les thèmes. Ces deux volumes de 'G Funk Classics' valent quand même le coup d'oreille, ne serait-ce parce que c'est un album de Nate Dogg.
Pour la remarque, pas la peine par contre de vous ruer sur ses supposés 2e et 3e solo 'The Prodigal Sun' et 'The Preacher's Son' puisque tous les morceaux sont réunis dans ce 'G Funk Classics'.