The People’s Champ

Photo de Paul Wall ©

Paul Wall

What it do?

Publié le vendredi 04 novembre 2005 par etranG
Imprimé le mardi 02 décembre 2008

Le morceau "Still Tippin' " aura finalement été plus qu'un simple tube multidiffusé sur les radios. Outre le fait qu'il ait propulsé Mike Jones sur le devant de la scène et au rang d'artiste platine, ce titre aura permis au grand public de découvrir trois rappeurs originaire du même coin: H Town (Houston pour les fake) et par là même de pointer les projecteurs sur cette ville du Texas. Il y a eu un "avant" et un "après" "Still Tippin'" pour Mike Jones, Slim Thug et Paul Wall.

Justement Paul Wall aka The Chick Magnet, le rappeur blanc membre de la Swishahouse team, profite de la déferlante sudiste du moment pour sortir son 4ème opus solo (le premier chez Swishahouse/Asylum via la major Warner) après les débuts commerciaux de ses deux compères. Entre deux opérations de secours pour les victimes du cyclone Katrina, un featuring sur le nouvel album de Kanye West avec le titre "Drive Slow ", repris sur "People's Champ"' et un premier single très attendu "Sittin Sideways" (feat Big Pokey). La promo était assurée, et le succès allait suivre…

Comme un symbole, le premier morceau de ce 'The People's Champ', "I'm a Playa" réuniy Paul Wall avec groupe mythique de Memphis, Three 6 Mafia, Dj Paul et (surtout) Juicy J rendant une copie propre un peu comme s'il s'agissait d'un passage de témoins entre l'ancienne génération "dorée" sudiste , et la nouvelle emmenée par les Mike Jones, Paul Wall et compagnie. Dans la lignée du premier morceau, "They don't know" est un égotrip au BPM assez rapide, l'auditeur appréciera ce que P Wall fait de mieux dans le registre. Toutefois dans ses textes, ce titre, sur lequel est présent en featuring Bun B (qu'on retrouvera sur "Trill") et Mike Jones dans la version du clip uniquement, rappellera sûrement "You Don't Know Me " de T.I. dans la mesure où Paul démontre par a+b que Houston a définitivement sa place sur la cartographie hip hop. D'autres personnalités présentes en témoignent comme B.G. ou Lil Wayne.

"State to State " sera l'occasion de réentendre le pensionnaire du Roc A Fella, Freeway. La collaboration aussi surprenante soit elle, est assez efficace. La voix et le flow si caractéristique de Freeway s'adaptant sans trop de problèmes à des sonorités loin de raisonner réellement "South". Après une collaboration avec l'auto proclamé "King of the South" T.I. ("So Many Diamonds "), le rappeur/ Dj de H Town change de style pour jouer dans le registre "lover" avec son "Smooth Operator" ou plus loin dans le disque "Baby".

Idée assez originale, mais refrain samplé un peu lassant, "Internet Goin' Nutz ", ou comment draguer des nanas sur Internet, ou "Sippin' The Bar" sont à l'opposé du style prôné par Paul Wall lors des premiers morceaux de son opus. Un contre pied qui n'améliore pas forcément la qualité de l'album. Paul étant incontestablement plus à l'aise dans un style egotrip rageux que "lover". C'est une évidence !

A l'image de "Sip N Get High" (feat Aqualeo) ou de "Just Paul Wall" en guise de conclusion, cet album est assez loin des sonorités sudistes comme l'auditeur pouvait légitimement s'attendre, mais réunis quelques bons titres qui devraient satisfaire l'amateur lambda de South mainstream avec des refains "screwed & chopped" - notamment les tous premiers morceaux - propulsant le projet de Paul Wall au sommet des charts. Par contre les fans (de Dirty South) de la première heure risquent de tirer la gueule, à l'écoute des divers titres de ce "People's Champ'" mais ceux qui ont appréciés les albums de Mike Jones ou Slim Thug seront amplement satisfaits en attendant d'ici là les prochaines sorties de Bun B et Chamillionnaire.

Disponible uniquement en import et aussi en version double CD avec une partie remixée en "screwed & chopped.

Chronique revue par Sagittarius

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