
Date de sortie: Mars 2002
Label: Arista
Lorsque le membre influent des Goodie Mob se lance en solo, personne ne pouvait imaginer à quoi s'attendre. Lorsque notre électron libre Cee-Lo Green s'est éloigné du noyau de la Dungeon Family, toutes les lois de la musique quantique et de la relativité allaient être redéfinies pour mieux expandre l'univers sans limites au-delà de son microcosme spirituel et créatif. Car si le Hip Hop descend généalogiquement de la Soul Music et s'est developpé à travers le monde et le temps de façon exponentielle, il est des individus autodidacte comme Cee-Lo qui la font évoluer au gré de leurs influences et de leurs envies, créant la lumière dans la paume de leur main.
'Cee-Lo Green and his Perfect Imperfection' en est le parfait exemple. Meilleur chanteur que rappeur grâce à sa voix unique, poète autant que lyriciste, notre ATLien swingue sur des uptempos imprégnés de gospel, soul, jazz, de blues, de rock et plein d'autres genres encore (« Country Love »). Les chansons sont animées par un mysticisme inhabituel qui capture notre esprit, comme si nous étions aspirés dans un vortex voodoo nous téléportant dans la 'musique de l'âme' de Cee-Lo (« Spend The Time In Your Mind », « Bass Head Jazz »,...). L'artiste semble dominer l'eau, le feu, la terre et le vent (« Microhard ») avec une imagination incroyable et grâce à son énergie créatrice qui semble lier des molécules d'instruments de musique de façon naturelle.
La matière qui constitue cet album possède quelquechose à la fois de divin et primitif, dans le sens pulsions instinctives, sur quelques portions : « Closet Freak » et « El Dorado Sunshine (Super Chicken) ». Toujours est-il que les parfaites imperfections de Cee-Lo ne débouchent pas sur une expérience ratée, on l'adore pour ses qualités, mais on l'aime surtout pour ses défauts.