
Formé de deux MCs (Toastie et Juice Aleem), et d'un producteur (Part 2), les New Flesh reviennent avec un troisième opus, 'Universally Dirty' (Big Dada/PIAS). Ce trio offre un Hip Hop alternatif à base d'électro, de tons reggae/ragga dancehall et de quelques accents latinos le tout dans un style propre à la scène anglaise. Ce que confirment les deux premiers morceaux « Backyard » et « Wherever We Go », agrémenté de violons, mais très vite ça part en live avec des up-tempos dont on sent l'héritage Garage et 2 Step : Du bon son pour les clubs en perspective pour les amateurs d'électro hop. « Howz Dat » dans un premier temps fait guise d'échauffement pour une mise en jambe, avant de se lâcher sur « Home Movie » et ses intentions suggestives si toutefois vous voudriez filmer vos ébats sur cette chanson.
Bon, il arrive que la mayonnaise ne prenne pas vraiment, la faute à des mélodies trop minimalistes bien que les beats soient efficaces (« Arms House »). Les New Flesh paraissent plus à leurs aises lorsqu'il s'agit plutôt de tripper sur du reggae (l'électro dub « Trouble » feat LSK) et deux/trois autres morceaux plus hip hop voire nerveux, où les deux emcees assurent niveau flow (« Who's The Daddy » et « Give Up The Fight »). Si 'Universally Dirty' est assez irrégulier et difficile d'accroche pour nos oreilles franchouillardes, on ne pourra pas lui retirer le fait qu'il résume parfaitement bien l'esprit cosmopolite de la musique urbaine britannique. Curiosité du mois.