
Skeud saigné et re-saigné, skeud mythique du groupe de M-Town, skeud que tout amateur de bon son "buck" à l'ancienne se doit de posséder.
Glisse la galette dans ta chaîne, les corbeaux viennent à la fenêtre, le temps s'obscurcit, les nuages au loin s'amoncellent, ton voisin devient Jack the Rippa, ta voisine Brigitte Bardot (si si elle fait peur maintenant). Du coup t'as la crotte au cul pour appuyer sur "play", mais tu le fais... Et là, premiere track "Stomp", boucle de piano démoniaque et hypnotique, que même Satan il se dirait "putain c'est hardcore!", s'enchaine ensuite "Late Nite Tip" et "Gotcha Shakin", tracks plus posées avec une Gangsta Boo en periode de rut sur Late Nite Tip ("Now I'm feelin' fine, nothin' but sex is on my mind"). Bref on se dit "c'est bon j'vais arriver a dormir", et nan! arrive "Destruction terror", bienvenue sur un instru de forain malsain, cette track c'est comme un grand 8 avec à tes côté un squelette te gerbant gracieusement à la margoulate !
"Money Flow", "Good stuff", "Where da bud", les tueries s'enchainent sans problème !
La fin de la galette offre son lot de bombe, la "Body part", où tout le posse et les affiliés posent son couplet tous plus fou les uns que les autres, et "Where da killaz hang", que Stephen King n'aurait pas reniée! Et on finit en apothéose, "Life or death" en feat avec Killa Klan Kaze, la track, la bombe, avec un Pac version screw qui hante le refrain "i ain't a killah but don't push me, still fuckin talkin, you n***a still breathin?!". Mythique ! L'instru "The end" finit par nous mettre "six feet deep" mais personne ne pose dessus, elle est tellement envoûtante qu'elle se suffit à elle-même.
Bref Eddie Mitchel l'avait parfaitement compris en prennant la route de Memphis, classic shit, énormissime, inégalable.