
Tout de suite en voyant la chronique de Diana Ross, je suis presque sûr que vous vous êtes posé la question genre "quoi? elle a ressorti un disque?". Oui, après 41 ans de carrière, cette grande Dame de la Soul/R&B, qui a vécu une gloire tumultueuse et les grandes heures du légendaire label Tamla Motown en solo ou avec The Supremes, et accessoirement marraine de Mickael Jackson, sort un album sobrement baptisé par l'une des plus belle phrase que l'on puisse lire ou entendre : 'I Love You' (Angel Music Group/EMI-Virgin), produit par Marylata E. Jacob, Peter Asher et Steve Tyrell.
Un nouvel opus qui ne recèle pas de réelles nouveautés, puisqu'il s'agit d'un album de reprises de standards issus du répertoire de la soul music. Ainsi, Diana Ross revisite à sa manière, et tout le perfectionnisme qu'on lui connaît, quelques des plus belles déclaration d'amour du siècle dernier, de "I Want You" de Marvin Gaye à "Lovely Day" de Bill Withers en passant par "I Will" de Paul McCartney et "What About Love" (extraite de la bande-son de la pièce de théâtre de 'La Couleur Pourpre' d'Oprah Winfrey). La seule composition originale parmi ces quatorze titres est la chanson éponyme "I Love You (That's All That Really Matters)", une ballade écrite par son choriste Fred White et interprétée avec une rare intensité par notre chère Diana.
Bien que notre chanteuse redonne une seconde jeunesse à ces oldies classés dans le patrimoine de la musique noire-américaine, la démarche n'aboutit pas à un futur classique du genre. La raison est assez profonde, car Diana Ross n'apparaît pas comme une artiste qui vit avec le temps présent, mais apppartenant au passé (preuve en est avec ce recueil). La faute aussi à une image de soul star vieillissante qui lui colle à la peau, là où d'autres mythes vivants continuent de faire évoluer leur musique comme Stevie Wonder ou Lionel Richie (vive le botox).
A ne cependant surtout pas comparer avec 'Entre Deux' de Patrick Bruel, qui est entre nous une sombre escroquerie.