
Tasha vous souhaite la bienvenue dans son univers : Tasha's World. Venue des Pays-Bas, la chanteuse commence à se faire un nom aux côtés d'artistes soul/r&b comme les Ruff Endz ou Jill Scott, pour qui elle a fait ses premières parties, continuant de se faire un nom sur scène jusqu'à ce 11 Janvier où ses ambitions la mène à vouloir conquérir le monde avec World Domination, son 2e album.
Tout comme l'allemande Nneka, Tasha's World présente une forme de Nusoul ‘à l'européenne', cette fois plus inspirée de la Soul/Funk américaine des années 70/80. On ne pourra pas retirer le côté « Get Down Saturday Night » d'Oliver Cheatham sur « Glowing (Growing) » par exemple. La reprise modernisée de « Don't Explain », de Billie Holliday, démontre bien que la néerlandaise s'est nourrie des meilleures voix durant son parcours initiatique musical. Les influences soul contemporaine sont aussi présentes, « Brown Eyes Blue » n'a rien à envier d'une chanson d'Erykah Badu. Quant à la présence du MC anglais Ty sur « Always Change », elle permet de faire le pont avec la Soul UK. Tasha en elle-même chante bien, et possède un véritable talent de parolière, apportant des textes qui dévoilent une foule de sentiments amoureux et familiers, gardant le meilleur pour la fin avec « What Must I Be ».
Ce qui manque à World Domination pour passer au niveau supérieur, ce serait de l'originalité. Loin de là l'idée de parler d'un album de nusoul moyen de gamme, mais bien que les interprétations sont travaillées et la production impeccable, la quête de Tasha's World ne paraît pas encore arrivée à maturité. Ce qui laisse de bonnes perspectives devant elle, elle a le potentiel et l'ambition pour y parvenir.
« Born as a queen, to rule the World,
I've got the power, I'm number one »
Découverte du mois.