
Bienvenue dans le monde merveilleux des personnes qui veulent devenir rappeur et qui souhaitent divertir les gens comme ils peuvent! Après un premier essai solo bien faible sorti l'année dernière (Yung Joc City), mais qui a tout de même fait parler de lui grâce au hit "Its Goin Down", Yung Joc revient déjà mettre un peu d'eau à son moulin histoire que celui-ci retourne de nouveau. Cette fois-ci le single promo est dans un tout autre délire, "Coffee Shop" joue plus la carte de l'humour tout en parlant aussi en sous-entendu de drogue. Une production friandise de Don Vito où l'on retrouve également la recrue Gorilla Zoe qui vient lui aussi poser sur cette pseudo comédie musicale d'Uggy les bon tuyaux. Mais comme on le sait tous, un tube ne suffit plus de nos jour pour faire vendre son produit, surtout si l'on ne s'appelle pas Nas, Jay-Z ou 50 Cent. Il faut déjà que le single soit intéressant, mais faut bien évidemment que le reste du contenu vaille aussi le coup.
Pour Yung Joc, il semblerait qu'il soit difficile d'appliquer une bonne recette de bout en bout. Malgré les invités de renom qu'il a pu faire venir sur son projet, l'ambiance globale ne décolle pas, à l'image du soporifique "Hell Yeah" en duo avec le patron Diddy. Yung Joc ne fait que confirmer avec ce disque qu'il n'est pas un super rappeur, mais plus un entertainer qui essaie de créer quelque chose autour de lui. Un 'voyou' comme il se déclare qui mélange l'ambiance festive d'Atlanta avec des textes plutôt puériles comme sur "Pak Man", "I'm A G" et son refrain enfantin qui récite l'alphabet pour arriver à cette fameuse septième lettre. "BYOB", une production déjantée et électrique des Neptunes que Yung Joc massacre, ou encore la bien piètre reprise de la célèbre chanson des Stylistics "You Make Me Feel Brand New" revenue en "Brand New" avec Snoop Dogg et Rick Ross. Même le trio The Game, Jim Jones et une prod méconnaissable de Dj Quik sur "Cut Throat" n'arrive guère à apporter plus de conviction à l'ensemble.
Heureusement que tout n'est pas si inconsistant non plus, des chansons sont quelques peu potables comme "Getting To Da Money" ou encore "Play Your Cards" avec une bonne instru des Cool & Dre. La track qui semblerait la mieux réussi est celle qu'on aurait pas soupçonné, "Momma" featuring avec Jazze Pha au refrain et à la production pour cet hommage à sa maman. Rien de transcendant non plus mais elle semble tellement plus sincère et vraie que les autres. Allez tous en coeur: "Si tu aimes ta maman tape des mains, si tu aimes ta maman tape des mains!!". Cette deuxième prestation de Yung Joc est encore plus décevante que la première, et niveau vente il semblerait que ça s'est ressenti. Diddy et Bad Boy Records auront-t-ils encore l'envie et le courage de sortir un troisième opus aussi tôt?