
Le maxi Days Are Longer réunissait peut-être l'une des plus belle combinaison de MCs au monde : Akhenaton, Rockin' Squat, Masta Ace, Main Flow, King Solomon... Résultat : 7 minutes 32 de real Hip Hop, un instrumental phénoménal et des couplets d'anthologie. Rap2K est allé à la rencontre de Full One, le producteur belge qui a réalisé ce fantasme pour tout passionné de Hip Hop. A la perfection.
Ton maxi Days Are Longer, c'est un peu la continuité de ce que tu as fait avec To The Fullest ? Mais en réalisant une Dream team internationale ?
En fait ce n'est pas vraiment une continuité de To The Fullest, c'est plutôt un produit à part. Disons qu'à chaque fois que je produis quelque chose, j'essaie d'aller un palier au-dessus au niveau de la qualité de mon travail.
Et justement, comment ça s'est déroulé au niveau du casting ? Ce sont des personnes avec qui tu étais déjà en contact ?
Pour la plupart ce sont des gens que j'ai rencontré depuis un bon petit moment. Quand je commence à produire un disque, ça me prend énormément de temps en fait. La première phase, quand j'ai pensé à faire ce morceau ça a été de me poser quelques questions. Quels artistes m'ont influencé, quels sont les gens que j'écoute fréquemment… Donc j'ai sélectionné les artistes comme ça et aussi en fonction du sujet que je voulais développer. En fait ce que je fais, c'est que je réécoute quasiment toute la discographie de chaque artiste, et je sélectionne des 16 mesures ou certains morceaux, un couplet ou autre qui me parlent plus que d'autres, et je les mets de côté. Une fois que j'ai tout ça, je commence à penser à la manière dont je vais construire le titre, tu vois : qui je vais mettre à cet endroit, qui va rapper avant qui, etc…Une fois que j'ai fait ça, je contacte les artistes et je leur propose le truc, donc y a une deuxième partie qui est le démarchage, et puis j'arrive avec mes exemples en disant : « voilà, ce que t'avais fait à cette époque-là, sur ce morceau-là. Personnellement ça m'a parlé, ça serait bien que tu refasses un truc dans le style, tout en t'éloignant quand même pour ne pas refaire la même chose, mais peut-être travailler avec le même flow, les mêmes jeux de mots etc… ».
Et quels morceaux tu as gardé pour chaque artiste qui sont le maxi ?
Alors pour Akhenaton, je crois que le titre c'est « Ecoeuré », il me semble (ça fait deux ans, j'ai un peu de peine à te dire ça de tête). Pour Rockin Squat, c'est son 16 mesures sur le premier album de Starflam, le morceau « Mic Smokin », où il fait des rimes en ‘in' (prononcer à l'anglaise, NdR). Je lui en avais parlé quand on s'était croisé à Paris. Après, Masta Ace, pfff… Y en a tellement… En fait pour tout le monde, c'était vraiment mes morceaux de prédilection, mes mesures de prédilection.
Il y a des artistes qui n'ont peut-être pas pu participer à ce projet-là ?
Non parce que j'ai vraiment ciblé. Ce que j'aurais voulu faire et qui finalement n'a pas été proposé, ça aurait été d'avoir KRS-One dessus. Mais à ce moment là je me suis rendu compte de la masse de mc's déjà présent, on était déjà à 7 minutes 32. Je me suis donc dit que je n'allais pas encore en rajouter, que ça ferait trop. En plus, il y avait déjà plus de ricains que de français. Je voulais avoir un certain équilibre entre les mc's.
C'est pour ça aussi que tu as mis un couplet d'Akhenaton en fin de morceau ?
Non en fait ça c'est marrant, parce que quand je suis parti à Marseille pour enregistrer avec lui - j'avais envoyé les instrus, j'en ai envoyé deux, je leur ai dit « moi ce que j'aimerai c'est que tu choisisses l'instru qui te parle le plus » – j'arrive à la Cosca, et il avait déjà préparé ses mesures en fonction de son choix d'instru, il avait écrit son texte, il avait 32 mesures de faites. Et là on a commencé à discuter un peu, de la philosophie Hip Hop, comment on voyait la chose, sa carrière etc…Et pis, je crois qu'il a vraiment accroché sur l'esprit du produit, Days Are Longer, ça l'a vraiment branché. Et donc il a reposé 32 mesures en plus. Je me suis donc retrouvé avec 64 mesures, ce qui est énorme, et il m'a dit : « tu les utilises comme tu veux. C'est-à-dire que si tu veux garder 32 mesures pour Days Are Longer, et 32 pour autre chose, c'est pas un problème tu me diras juste où ça va. » Et donc au final vu la qualité de ses couplets, je me suis dit « bon…je laisse le tout ! »
Niveau organisation de l'enregistrement, tu as été voir les artistes chez eux, il sont venus chez toi… ?
Pour la plupart, j'ai fait les enregistrements, ou alors je me suis déplacé. En l'occurrence, Akhenaton j'y étais, Squat pour des raisons d'agenda, je n'ai pas pu être en studio en même temps que lui (mais on s'est vu longuement avant à Paris, on a passé une journée ensemble à discuter, échanger, etc…). Pour les autres je pense que t'as vu les vidéos, y a une vidéo avec Masta Ace, on s'est croisé, je l'ai interviewé concernant sa participation à mon projet, etc… Main Flow, pareil, ça c'est des gens avec qui j'ai pu énormément échanger. Par exemple Main Flow, typiquement, tu me demandais quel morceau j'avais choisi, y a un morceau sur une mixtape qu'il a faite, « The Flowfessionnal », où il rappe d'une certaine manière. Je lui ai dit « moi je veux ça, je veux exactement ce même débit, ce flow là » et il m'a dit « c'est marrant que tu me dises ça parce qu'y a énormément de gens qui me disent qui aimeraient m'entendre plus rapper de cette manière », et il l'a validé « ok je vais le faire comme ça ».
Au niveau de la production…
Sark et Sakke…
…ce sont eux qui ont fait les deux instrus… ?
À la base, j'ai demandé des instrus à Sark. Puis j'ai demandé des instrus à Sakke. Je leur ai dit « voilà j'ai cette idée, proposez-moi plusieurs instrus. » Donc j'ai proposé la globalité des beats aux artistes, et leur sélection s'est plus faite en faveur des instrus de Sark. Les deux instrus sur le titre Days Are Longer, ce sont deux instrus de Sark. C'est des gens avec qui je travaille fréquemment en fait. On a une petite équipe, on est trois, et on produit ensemble (ndlr le crew Dogz of Shadow). Sark c'est un petit peu mon beatmaker de « prédilection », parce qu'il a vraiment une touche qui correspond à ce que j'attends.
Le succès de ce concept, est-ce qu'il t'incite à aller plus loin encore dans cette idée ? C'est-à-dire comme dans un salon automobile, lorsque le public veut voir sortir un prototype : aura-t-on droit à un véritable album à partir de Days Are Longer?
Moi j'aimerais bien ! Franchement ! Je vais te dire la vérité : Days Are Longer n'est absolument pas rentable. C'est un produit sur lequel j'ai perdu de l'argent. Pour plusieurs raisons : d'abord par son format, ensuite par les frais qui ont été engendrés par la production de ce disque, et puis justement je voulais faire un contre-pied à la tendance actuelle. Tu vois que le rap aujourd'hui c'est très à la mode, et c'est pris dans un délire commercial, où les gens pensent à l'argent avant de penser au mouvement Hip Hop. C'est donc un contre-pied à tout ça, c'est comme ça que je l'ai voulu. Après, de là à faire tout un album, moi je suis partant…
Ou un EP sinon ?
Oui un plus long format. Bah déjà, Days, m'a pris deux ans (entre l'étude et la réalisation). En toute modestie, je pense quand même qu'on est arrivé à un très haut niveau de qualité par rapport à ce qui s'est fait. Là, je me permets de le dire parce que je parle par rapport aux artistes, avec le recul que j'ai par rapport à ce qu'ils ont fait. Après sur un long format, je ne sais pas si c'est possible d'atteindre ce niveau-là.
Mais l'édition limitée que tu as pressé en vinyle, ils se sont déjà tous écoulés ?
Ouais, en un mois…(rires)
Tu m'étonnes !
Mais ça c'était exceptionnel. Les gens se rendent pas compte, parce que vendre 1000 vinyles à l'heure actuelle, ça peut paraître ridicule, mille pièces c'est rien. Et je sais aujourd'hui que si j'avais signé une distribution uniquement en Suisse et en France par exemple, je n'aurais pas écoulé mille pièces. Parce que là dans les mille, y en a qui sont partis en Slovaquie, en Pologne, en Hongrie, en Angleterre, en Allemagne,…Vendre mille vinyles c'est pas si simple de nos jours.
J'ai vu que le son « Days Are Longer » était même sur le site américain HipHopDX, ça t'a fait quoi ?
C'était pas voulu, pas demandé, ça fait partie des choses que tu peux pas maîtriser malheureusement ou heureusement. C'est comme le son qui s'est retrouvé sur le forum de Rap2K, c'est ce qu'on appelle une ‘fuite'. Je travaille avec des gens depuis longtemps, avec la presse, j'envoie des samplers etc…comme toi tu as eu, afin que les journalistes puissent écouter et faire leur boulot. En l'occurrence, ce qui s'est passé, c'est qu'il y a sûrement eu un des mecs qui l'a encodé, et puis ça s'est retrouvé sur HipHopDX.
Y avait quand même de bons commentaires j'avais vu à ce moment-là !
Ouais, partout là où le son a été en écoute, où les mecs ont posté des liens (malgré le fait que j'étais contre), c'est vrai que je ne peux pas les blâmer non plus, parce que ça a joué en faveur de la promotion du disque, c'est certain. Le seul truc que je ne peux pas tolérer, c'est qu'on mette le son avant que le disque sorte. Ça je suis contre, je trouve pas ça respectueux par rapport au travail des artistes.
En ce moment tu bosses sur quoi ?
Là je suis toujours sur l'album de Jesse Al Malik, depuis… ça fait longtemps en fait qu'on est dessus. Et puis je viens de boucler un titre qui s'appelle « International Visa », qui est une rencontre de MCs de langues différentes : il y a un français, Casus Belli, y a un ricain qui est Jesse Al Malik, y a un italien, Paura, et y a Kaer de Starflam qui rappe en espagnol. C'est un gros mélange, et l'instru est de Dj Mig One de Starflam. Y a pas de sortie prévue sur support, c'est un titre que j'ai fait parce que voilà, j'aime faire de la musique et c'était dans le délire. Mais on le diffusera.
Tu mettras sur myspace ou… ?
Sur différentes sites, myspace, on va essayer de faire les samplers de magasines aussi, avoir une diffusion sur support quand même. Je te dis, c'est un délire musical plus qu'autre chose.
Ça me fait penser un petit peu au disque qu'avait fait RZA lorsqu'il avait sorti The World According to RZA, c'est un peu ce délire là mais sur un seul morceau.
Ouais c'est ça mais à notre niveau. Mais ce n'est pas un titre qui est très long comme Days Are Longer, il doit faire dans les quatre minutes. C'est des petits 16. Mais tu sais mon kif, c'est de penser les titres, tu vois. Je suis un peu un « chef d'orchestre », je choisi avec qui je vais bosser. C'est ça mon boulot.
Un vrai taf de producteur en fait.
Ouais, pour amener mon oreille musicale, ma vision et trouver les bonnes combinaisons aussi. Ce n'est pas simple. Tu sais, mettre des MCs l'un après l'autre, tout le monde peut le faire. Après arriver à faire comprendre au mec ce que t'as envie, et ce que t'attends au niveau de ce qu'il va faire, et trouver les bons enchaînements, c'est un challenge. Le séquençage (pour te donner un ordre d'idée) sur Days Are Longer qui est un morceau de 7'32, ça m'a pris 150 heures environ. J'ai quatre versions différentes de ce morceau. Parce que tu vois j'ai quatre enchaînements différents, c'était un taf de fou. Et après je ne te parle pas des heures de mix, de mastering etc…
Il y a combien de mixes pour ce morceau ?
Non il y a qu'un mixe. T'as deux versions du morceau de Main Flow par contre. Je travaille toujours en « duplication », comme ça je peux faire un panel de choix, et on prend celui qui sonne le mieux.
Et le prochain palier au-dessus pour toi, c'est quoi ?
Peut-être comme tu le disais, réussir ça sur un long format. Le problème c'est qu'il faut se rendre compte d'une chose, c'est que produire un disque comme ça, ça coûte beaucoup d'argent. Moi l'argent personnellement j'en ai pas, donc j'ai la chance de pouvoir compter sur des investisseurs privés, et puis trouver des gens qui sont prêts à mettre des sommes qui sont largement supérieures pour un long format, c'est quand même beaucoup de risques. Je ne suis pas maqué avec une major, j'ai pas de gens qui allongent derrière moi sur demande.
Il y a déjà des artistes rap français, rap américain qui t'ont contacté, pour être produit par toi et ton équipe (mis à part Jesse Al Malik) ?
Bah là y a Ace qui a pas mal de nos instrus. Il doit avoir trois-quatre titres.
Il n'a pas dit qu'il prenait sa retraite ?!
Il finit un petit album d'abord je crois…Il y a l'album de eMC qui est sorti ou qui va sortir. Enfin, je ne sais pas s'il va les prendre sur son album, je ne suis pas certain ! Moi je crois qu'il va encore en faire un. A moins qu'il les utilise pour des mixtapes, ou pour autre chose. Je ne peux pas te dire. Le seul truc que je sais c'est qu'il a des instrus à nous, Main Flow en a, King Solomon en a. On en a fait pour Lil Dap (Group Home) et Jesse Al Malik. En fait il y a beaucoup de monde qui en a, parce que un mec comme Sakke par exemple, c'est un gars qui a un stock de 300 instrus prêtes à être distribuées. Là il vient de faire un son pour Ras Kass et Lamont Bishop. T'inquiètes, les sons, ils sont placés.
J'ai une question qui m'a traversé l'esprit et je n'arrive plus à la retrouver…(air agacé). En tout cas, ouais un long format, ça, ça serait bien.
Ouais les gens aimeraient bien selon ce qu'on me dit, et je sais qu'ils le veulent en CD aussi.
Déjà un EP, un format court ça serait pas mal.
Ouais. Mais je crois qu'il faut bien comprendre la démarche, tu vois, c'est un contre-pied d'où aussi le support du vinyl qui est moins accessible. Voilà, j'offre une large palette d'artistes qui sont très connus, très performants, qui ont vraiment du talent, et puis je prends le truc à l'envers. Sur un format CD, je pense qu'il y a moyen de faire de bons chiffres. Mais encore une fois la démarche c'était d'amener un plus, au mouvement, et pas marketer un produit en disant « on va faire du fric avec ça ». La preuve en est le prix du disque, qui n'a pas été majoré en fonction de l'étiquette « collector ».
C'est si difficile d'exporter sa musique au Etats-Unis quand on est européen ? Je sais qu'il y a DJ Cam qui a fait un projet il y a pas longtemps (Bouncer Crew, NdR), il y a Clutch Player qui est signé carrément sur BBE. Quel est le truc qui selon toi fait que ça coince au niveau des producteurs ?
Je pense que ce n'est pas très dur en fait. J'ai été plusieurs fois à New-York, et les MCs ont des flows qui sont hallucinants, mais au niveau de l'instru, si tu prends un MC de base, il rappe sur des instrus de qualité moyenne ou encore souvent sur des face B. Je crois qu'en Europe on a une force de production qui est vraiment, vraiment bonne. Le niveau est excellent. Donc pour autant que tu débarques avec de bonnes instrus et que tu arrives à bien guider ton truc (parce qu'avec les ricains il y a des histoires d'argent, de contrats, le truc ils le prennent vraiment au sérieux), je pense que c'est faisable. Après, t'as des exemples de réussite comme Get Large, qui sont des mecs qui ont réussi à vraiment s'imposer, ils ont imposé leur touche là-bas. T'as les belges de Street Fabulous, eux ils ont fait des instrus pour plein de monde : P Diddy, Ciara, Rain, 50 Cent, Lupe Fiasco… Donc c'est faisable. Il faut aller sur place aussi, faut partir par là-bas pour tenter sa chance, et pis surtout pas se faire carotte.
Et ton avis sur le niveau de production, les tendances en France ? Ce n'est pas facile selon toi de surfer sur la tendance Dirty South ? Ou c'est parce que c'est plus difficile d'imposer un vrai son à l'ancienne ?
De toute manière, c'est toujours intéressant d'avoir de la diversité, des instrus Dirty ou à base de samples de soul… Moi je suis pour la diversité. Après si on me parle du mouvement – du mouvement européen dans son ensemble – je pense qu'il y a un truc qui pêche un petit peu au niveau de la culture Hip Hop, c'est que les gens font trop une fixation sur le son. Aujourd'hui tout le monde rappe. Et en fait on a un petit peu oublié les autres disciplines. Tu peux être Hip Hop en rappant, en breakant, en étant photographe, en écrivant des bouquins, n'importe. Je suis pas contre l'autoproduction, après si les gens veulent s'autoproduire c'est bien, tant mieux. Mais je pense qu'on a des carences dans certains autres domaines où on est en manque de gens du Hip Hop. Avant de se lancer, il y a une analyse à faire selon moi, faut se poser des questions « est-ce qu'on a vraiment le talent, est-ce qu'on a la motivation, est-ce que le marché est pas complètement encombré par la centaines de trucs qui sortent chaque mois ». Je crois qu'il faut voir les choses sous un autre angle, il n'y a pas de la place pour tout le monde. Tu sais pour bouffer, je n'en mange pas, j'ai un boulot à côté, ça fait longtemps que j'ai arrêté de me faire des illusions. Faut pas oublier que le Hip Hop c'est un mouvement qui est universel et qui est fait par…
Des passionnés…
Ouais, et ses disciplines ne se limitent pas qu'au fait de rapper. Le rap a été mis en évidence, le fait de produire des sons ou d'être Dj, tout ça c'est la partie musicale. Tu peux être connu et reconnu pour ce que tu fais en étant autre chose que le nième mc…Je connais des avocats qui sont plus Hip Hop que des mecs que je croise dans la rue. Des mecs qui défendent gratuitement les graffeurs, c'est pas Hip Hop ça ? Les mecs qui se font payer en toile, c'est formidable !
Et collaborer avec des MCs anglais, tu l'as déjà fait ?
Anglais ? Non. Attends…Oui ! Mais il rappe en français, il habite à Londres. Ah non, attends il y a Buttercuts, j'avais fait un truc avec eux. Buttercuts qui est un groupe de Londres, avec un belge qui rappe en français, donc il y a anglais et français. Mais c'est vrai qu'avec les anglais je n'ai pas fait beaucoup de choses, je sais que Grazzhoppa a bossé avec Blade, par exemple. Là je pense que je vais travailler avec des allemands dans pas très longtemps, puis notamment sur l'album de Malik, on a des producteurs allemands. Tu sais pour moi le Hip Hop est international, donc je fais pas de différence par rapport à une langue ou autres différences de culture.
Le classique mot de la fin ?
Le mot de la fin ça sera des remerciements, ça ne sera pas vraiment le mot de la fin. Tout d'abord Rap2K, c'est bien de pouvoir donner la parole à des gens qui sont pas forcément de France, c'est important parce qu'il se passe aussi des trucs à l'extérieur de la France. Et puis remercier encore une fois tous les artistes qui ont collaboré sur Days Are Longer. Il y a quand même une grosse équipe, même au-delà du son : il y a un graphiste, il y a un photographe, il y a un graffeur, il y a les mecs qui ont fait la street-promo, il y a tous ceux qui ont aidé pour le web, celle qui a monté toutes les vidéos…Alors tu vois c'est une petite équipe d'une vingtaine de personnes, merci à eux !
Sites Internet:
www.fullone.com
www.myspace.com/fullone
www.youtube.com/fullonemgt