Sharkey & C-Rayz Walz are...

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Monster Maker

Complètement zinzin

Publié le mardi 20 novembre 2007 par Sagittarius
Imprimé le mercredi 09 juillet 2008

Lorsque St Elsewhere des Gnarls Barkley a créé la surprise en 2006 en offrant une musique créative et unique, qui s'est soldée par une réussite commerciale des plus inattendues et une critique élogieuse, personnes d'autre n'a entrepris le risque de répéter cet exercice de style. Il vrai que le marché du disque actuellement, c'est la loterie. Mais leur musique a fait des petits si l'on peut dire, et l'idée de décloisonner les genres musicaux, les influences et les styles a fait son chemin. Dans ce genre de délire viennent débarquer les Monster Maker, Sharkey (le ‘conceptualiseur' sonore et metteur en scène) et C-Rayz Walz (le MC conteur).

Ne cherchez pas à classer cet album, tellement chaque titre s'oriente distinctement vers des sonorités différentes, recherchées, des mariages très amusants à l'oreille et des textes souvent abstraits dépeignant des histoires hors d'une réalité qui en est pourtant la source d'inspiration. L'univers musical est complètement dingodissimantesque, barré et décalé, comme les Gnarls Barkley (pour reprendre la référence), Rob Sonic, Aesop Rock et les Gorillaz pour le fond d'humour grinçant et imaginatif. Certaines ambiances sont clairement et unanimement définies : « This Ol' Twisted World » ferait la bande-son idéale d'un polar américain des années 70 (films de détective et tout…) dont la course-poursuite s'achève par un gospel et la terrible reprise d' « Electric Avenue » ressusciterai n'importe quelle discothèque grâce à ce rajeunissement électronique et robotique.

Pour les autres titres, chacun pourra en faire sa description personnelle et son avis, pas que ce Monster Maker soit indescriptible, mais c'est comme demander à des personnes de dire ce qu'ils voient dans une toile abstraite ou une œuvre d'art contemporain. Mais en tant que chroniqueur, il est de notre intérêt de développer quelques idées à propos de certains morceaux. Prenons « My Way » : la marche militaire de l'armée impériale de Dark Vador, sur une chorégraphie des Public Enemy ; « We Speak Animal », des hominidés en blouson de cuir et survêts Adidas breakant sur du Run DMC ; « Pain To The Picture » est le véritable ‘thriller' glauque version Matrix et filmé dans un coin de cimetière ; « That Moment Before Crazy », une foule de mort-vivants fans de Metallica faisant du headbanging sur du métal…

Avec Sharkey & C-Rayz Walz are ... Monster Maker, tout le monde pourra s'inventer ses propres aventures en 12 épisodes. Une bande-dessinée sur CD, celle d'un Sin City en pop-art avec les monstres papiers de nos cauchemars comme acteurs.

Version imprimable tirée du site www.Rap2k.com
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