
Il avait promis un été chaud mais aucune nouvelle du 'leader' des Dipset depuis sa video en caleçon devant une piscine gonflable... Cette année 2007, marquée par son beef médiatique avec 50 Cent, Cam'Ron se retrouve isolé et lâché par ses acolyles diplomates Jim Jones et Juelz Santana. C'est au travers de toutes ces péripéties que sort sa double mixtape Public Enemy #1, où il donne 38 bonnes raisons de croire à un retour au plus haut niveau, et ce gratuitement mis à disposition sur le Net.
Sur les deux intros (près de 6 minutes pour la deuxième!), Killa Cam donne le ton : il parle (sans beat) de la NYPD, de Tru Life, 50 Cent... et des rumeurs circulant autour de lui, suivi du très bon "Why They", parlant la Roc-A-Fella (sur une prod lourde rappelant les meilleurs moments artistiques de Cam). C'est le même constat sur "Chitty Chitty Bang Bang", avec une boucle de piano très sombre et le bruit caractéristique d'un gun qui se recharge.
Cam'ron fascine toujours autant avec un flow assez lent, tel que le prouve par exemple l'excellent "Just Us" (utilisant un sample de Rod Stewart). Le rappeur continue de nous livrer de très bonnes tracks avec "Hot Mess" ou "Calm Down", mais ressort pour l'occasion les diss tracks contre son ami Cuuurtiiiiiss avec "Dead The Funeral" (et sa reprise de G-Dep "Child Of the Ghetto")."Ain't Like Us" (Feat. A-Mafia) à resonnance South fait mal aussi, on retrouve Tom Gist présent sur les très calmes et bons "Kill My Dog", ou seul sur "Think Out Loud". L'absence de Juelz Santana et de Jim Jones peuvent témoigner d'une division chez les Dipset mais la relève est présente avec 40 Cal et Hell Rell, dont le 1er pose assez bien sur "Troublemakers".
Cam'ron montre qu'il n'est pas encore mort, en attendant ses prochains projets prevus pour le début de l'année. Qui à dit que la période de Come Home With Me était l'apogée de sa carrière ?