
Les premières impressions qui s'évaporent de notre tête lorsqu'on écoute Il était une fois..., c'est un sentiment de sincérité dans des textes bien personnels, qui défilent tout le long de ce premier street-album. Car oui, il s'agit bien uniquement d'un street-album qui nous est proposé là, afin de se faire un avis et se faire connaître vis à vis de ceux qui ne l'aurait toujours pas entendu sur ses multiples apparitions, et ainsi rehausser le buzz qui s'est légèrement essoufflé dû à cette inlassable attente. Une période creuse à cause d'un changement de label qui aurait pu lui être fatal, mais qui pour Mino est synonyme de mal pour un bien puisqu'il se voit atterrir au sein du solide Street Skillz, bastion de Soprano. Un 13 titres où l'enfant du Vieux Port, comme on le surnomme, se présente, se décrit et raconte son parcours avec une plume précise et poétique.
Produit en grande partie par Mej et Houss, Mino a enregistré entre Aubagne et Marseille, épaulé par des guests de renoms tels que Soprano, Alonzo, Don Diégo ou encore Médine, rien que ça. Touchant lorsqu'il évoque les blessures de la vie, le marseillais passe au travers de multiples sujets comme la prostitution ("Maria"), ses passages à vide ("Ma Traversée du Désert"), ou encore les chamboulements du monde sur "Personne n'est Innocent". Cette mélancolie est bien trop souvent présente et c'est sûrement un des points qui peuvent lasser à l'écoute de ce 'street', heureusement vite rattrapé par des morceaux plus patate comme "On Lâche Rien", et "Cdumino 2007". Si Marseille avait récemment déçu avec ses dernières sorties, elle a sans nul doute retrouvé des ressources en l'espoir de ce minot dont on attend désormais confirmation avec son premier album.