Comment envisager l'avenir, j'l'avoue j'ai trop d'voeux
Un monde violent sans violon où l'on vole même les vieux
Où l'on viole même les vieilles, ici personne n'est innocent
J'comble l'absence d'la veille, et fais confiance à mes cinq cens
Même le Père Noël est une ordure car on ment déjà aux mômes
Sous hypnose c'est l'syndrome, l'échec solaire, le symptôme
Faut arrêter d'leur mentir, faut leur dire qu'y'a plus de mentors
Qu'y'a trop de menteurs et qu'personne n'est né d'un météore
Trop ont le coeur percé, tout le monde calcule en pourcent
Ils veulent juste être bercés et pas être pris pour des pur-sangs
L'enfant inspire, dans les bordels ça transpire
Oublie tes idoles, y'a trop d'imposteurs sur les posters
La France hérite des enfants qu'elle mérite, plein d'amertume
Elevés par l'carré magique, imprégnés par l'bitume
Divisés pour régner, des diserata sont parmis vous
Lutte sociale organisée, cloisonnés par niveaux
Refrain
Tout le monde ment, on masque la vérité
Y'a plus d'modèles au parlement, que des pantins manipulés
Et quand tu mens à un enfant, normal qu'il devienne rancunier
Un système éduactif complice, tous noyés dans l'même panier
Quel futur, sans faune, sans flore, plein d'fléau
Un monde sans fées, y'a même de l'amiante dans les préaus
Tout ça c'est l'prélude d'une génération qu'on sacrifie
Regarde ta jeunesse dans les yeux, y'a quinze piges c'était l'défi
Mondialisation pour l'profit, à qui profite ce crime
Une planète pourrie, voilà l'trophée de tous ceux qui la crament
Toujours pas d'messie, pas d'sauveur encore moins d'salut
A croire que tous les grands hommes sont devenus des salauds
La vie, une salope quand les parents se séparent
Quand y'a plus d'soupape et qu'tu veux pas finir comme tes pairs
Gamins, y'a des choses qu'on ne peut gommer
Les batards sont grimmés, mieux masqués pour t'assommer
Refrain
Comment faire confiance à Marianne quand elle pactise avec Marine
Pourquoi voter ? Qui pense à l'ouvrier d'base dans son usine
C'est l'père de c'gosse perdu et muet au fond d'la classe
Le même collé des heures, qui acquiesse sans grimace
Trop de vies suspendues, trop d'rêves d'enfants perdus
Ce ne sont pas des marionnettes pendues mais des êtres qui perdurent
J'prends des rides mais c'est toujours les mêmes fantômes qui rodent
Fini les rondes, farandoles, l'hiver promet d'être rude