
Après s'être considéré comme celui qui a rehaussé le HipHop en 2002, et comme celui qui a intimidé Mariah Carey en un seul duo, Cam'ron tente de s'imposer au sein de son propre crew mais contre toute attente, il se voit complètement relégué au second plan et on ne s'en plaindra pas. En effet, les morceaux de Cam'Ron peinent terriblement, tandis que ceux des trois autres membres du groupe frisent la perfection. Côté lyrics, ils sortent du lot et s'illustrent comme les nouveaux ‘Junior MAFIA' du Rap de la côté Est.
Diplomatic Immunity est le premier opus officiel des Diplomats chez Roc-A-Fella Records. Pour cet album le groupe obtient peu de publicité, probablement en raison du premier disque de Freeway, un autre poulain de Roc A Fella. Les connaisseurs disent qu'un double album n'est pas la manière la plus efficace pour commencer une carrière, et pourtant, hormis quelques titres gâchis, l'espace est très bien employé pour un total de vingt sept pistes. Au fil de l'écoute, une seule grande déception serait "What Is Really Good" featuring DMX, abonné à la même sauce, ses hurlements perçants dévalorisent totalement l'ensemble du morceau. Côté invité, on retrouve également Freeway sur "My Love", un titre assez décent et accrocheur. A noter aussi, la participation de Master P qui honore les diplomates sur "Bout it, Bout it pt.3".
Dans son ensemble, la plupart des pistes sont produites par le nouveau venu Heatmakerz. The Diplomats font ici un début très honorable et il est fort regrettable que cela n'ait pas été noté chez certains médias. On espère pour eux, qu'ils ne tomberont pas tristement dans le monde des talents oubliés à l'instar de Memphis Bleek, l'autre de chez Roc.
Chronique de Bruno
La note de la rédaction : 14/20