Life After Cash Money

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B.G.

B.G.

Publié le vendredi 13 août 2004 par Sagittarius
Imprimé le mercredi 03 décembre 2008

Passage à vide

Il est des albums qui d'avance requièrent très peu d'intérêt. Et je ne dis pas ça parce que c'est un album Dirty South. Après avoir laché la clique des Hot Boyz et Cash Money, d'où le nom de l'album, B.G. s'est installé sur le label indépendant en vogue, Koch Records. Il fait partie du ‘roster' sudiste du label en compagnie de Master P, attiré par l'appât du gain et des royalties mirobolants. Donc, la stratégie, sortir un album sans grande originalité en comptant sur la base de fan pour écouler des ventes honorables et cumuler deux à trois fois plus de thunes qu'un contrat ordinaire.

Déjà rien qu'en regardant la tracklist, rien de motivant : Doin My Thang, Right Here, My Life (Timbo-like), My World, I Wanna Fuck, Like That, Street Nigga, Rolling In My Cadillac… On prend son courage à deux mains et on écoute très passivement… Les thèmes sont d'une banalité déconcertante, genre le mec qui se la pète dans son quartier, avec sa vie de ‘hustler' ou ‘pimp', bien chiante et bien stéréotypée. On ne s'étonne pas de savoir que grâce à B.G., le mot ‘bling bling' est entré dans le dictionnaire américain. Bref, les sujets sont quasiment les mêmes au fil des morceaux, à quelques nuances près. De plus, son flow est ennuyeux et les productions mollassonnes, voire réchauffées. Bizarrement, il y a peu d'invités. On compte la présence de T.I., le défunt Soulja Slim et les Ying Yang Twinz sur le tube Get Wild With It. Et oui, il faut bien un ou deux tubes pour vendre un produit sans grande utilité. En tout cas, c'est pas Life After Cash Money qui va faire avancer le schmilblick. B Gizzle ne vaut vraiment plus grand chose...

Uniquement conseillé aux fans du genre et de la première heure.

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