On ne présente plus Lil Flip, le rappeur de Houston repéré par DJ Screw notamment grâce à ses talents de freestyleur incomparable. Apres deux albums acclamés dans l'underground (dont The Leprechaun et sa pochette douteuse ainsi que Undaground Legend) et une signature chez Sony, il était temps pour le natif de Clover de se lancer dans l'aventure mainstream. Une aventure plus ou moins réussie avec cet album...
Disc 1 :
Ce premier disque commence assez violemment avec une participation notable de Ludacris, accompagné de Tity Boi, sur le très bon « I Came To Bring Tha Pain », reprenant le très célèbre morceau de Method Man « Bring Da Pain ». Pour l'anecdote, c'est sur cette track que les hostilités ont débuté avec T.I. (puis également sur « We Ain't Playin' » sur le deuxième CD). On enchaîne avec le (trop) court « The Ghetto », avant d'enchaîner la réunion au sommet avec le boss des Diplomats, Cam'Ron, pour un duo bien géré sur « All I Know ». Place maintenant au son pour les gamers avec le single « Game Over », où Lil Flip se débrouille bien au mic sur une instru ludique sortie tout droit du célèbre jeu vidéo Pacman (Namco lui collera un procès pour l'utilisation sans autorisation de l'instru d'ailleurs). On passera sur le moyen « Sun Don't Shine » pour aller directement là où le soleil brille (oui elle est faible). « Sunshine » donc, le second single qui a cartonné très certainement plus grâce à la chanteuse Léa qui s'occupe du refrain, que le morceau en lui-même. Complètement à l'opposé de cette track, « Represent » est une track bien énervée avec une énorme production de DJ Paul & Juicy J, qui posent en compagnie du géant David Banner. Flip et Will-Lean, le seul invité de Houston présent sur cet album, se donnent la réplique sur « Rags 2 Riches » suivi de l'insupportable « Ain't No Party », un banger raté au possible. Le premier disque se termine avec une production de Red Spyda, parfaite pour Lil Flip avec « Check (Let's Ride) » et enfin « Dem Boyz ».
Disc 2 :
Malgré que « Y'all Don't Want It » soit crédité en featuring avec les Diplomats, seul Jim Jones vient poser sur cette track, toujours fidèle à lui-même (prenez le comme vous vous voudrez). Sur cette deuxième partie, le côté « Screwed & Chopped » fidèle à H-Town est plus mis en avant, il suffit de voir le remix de « Dem Boyz », qui ne compte qu'un seul couplet de Lil' Flip pour deux de Skillz1, et « Drugz », le tout entièrement ‘Screwé'. « U Neva Know » nous fait faire un tour du côté de la westcoast grâce à Butch Cassidy et son refrain réussi tandis que Flip s'adapte parfaitement à la production signée Carl So-Lowe. « Throw Up Yo' Hood » ne parvient pas à satisfaire alors que « Where I'm From » avec le new-yorkais Grafh, Gravy & Will-Lean, nous détend quelque peu grâce aux histoires de leurs quartiers respectifs. Le disque se termine avec l'ego-trip « What's My Name » et l'excellente combinaison Lil' Flip/David Banner une fois encore, se retrouvant sur un « Ain't No Nigga » qui clôture en beauté ce deuxième album.
Au final, on se retrouve avec un double-album peu régulier, bien loin de ce qu'il pouvait nous servir auparavant sur Undaground Legend, mais cela quelques très gros sons viennent remonter le niveau. Pour info, le premier CD est clairement meilleur que le deuxième.
- Revu par Sagittarius -






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