Comment décrire l'amour et l'addiction que l'on porte pour Jill Scott… comment expliquer ce sentiment si fort, intense, irresistible et irrationnel qu'a provoqué l'écoute de ce premier album de cette diva de la Nusoul… Je ne parle pas d'amour véritable, celui qui se conjugue à deux pour la vie, juste de tomber amoureux d'une personne rien qu'en entendant sa voix tantôt douce, tantôt puissante, ses paroles si simples et tellement vivantes, sa musique chaleureusse et voluptueuse…Mais expliquer la foule d'émotions que l'on ressent avec Who Is Jill Scott ?, c'est comme si on devait expliquer pourquoi on aime le chocolat (désolé pour ceux qui préfèrent la vanille ou la fraise…), cela dépasse complètement la question de goût pour celle de ce plaisir insatiable, de quelques instants de bonheur privilégiés, de cette saveur dit-on aphrodisiaque et à ses vertus anti-dépresseurs…
Révélée par les The Roots, pour qui elle a écrit leur grand classique « You Got Me » (qui leur a valu un Grammy Awards), et signée conjointement sur Hidden Beach et A Touch Of Jazz (label de DJ Jazzy Jeff), Jill avait déjà tout pour elle, tout d'une grande cantatrice. Lorsqu'elle se met à chanter « Do You Remember », c'est comme si on l'a toujours connu depuis toujours, l'amie d'enfance que l'on retrouve à l'âge adulte, une belle femme (forte) qui charme par son aura et son humanisme. On l'adore tout de suite, tout entière qu'elle est. Main dans la main pour une ballade avec elle (« A Long Walk »), capable de passer du blues au groove et du chant au slam par un temps de pluie (« Love Rain »), d'un naturel calme et d'une langue de velours à un tempérament orageux lorsqu'une ex traîne trop près de son petit copain (« Getting In The Way »), autant de facettes qui la rendent si attachante, et nous tellement empathique.
Jill Scott chante l'amour au travers de ses expériences personnelles, nous faisant vivre ses relations comme si nous les vivions avec elle (« Honey Mollases », « Show Me »), grâce à ses interprétations qui égalent les plus grandes chanteuses du siècle passé. Son coffre volumineux ne fait pas d'elle la principale rivale Erykah Badu, la reine de la Nusoul par excellence, il faudrait la comparer logiquement aux grandes chanteuses du siècle passé, et sa musique aux meilleures références du soul/jazz, indication sur « Watching Me » qui reprend du Roy Ayers où le jazzy « Brotha ». En plus, écouter du Jill Scott, c'est mieux que manger du chocolat : ça ne fait pas prendre de poids et on s'en nourrit les oreilles quand on veut.






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