Date de sortie: Février 2003
label: Roc-A-Fella
Brève présentation: Freeway est une jeune recrue du label State Property, remarqué grâce au tube Roc The Mic avec son mentor Beanie Siegel. Mars 2003 sort son premier album solo estampillé Roc A Fella : Philladelphia Freeway. La couleur musicale est celle qu'on est en droit d'attendre d'un album estampillé The Roc, à base de samples soul/funk et de petites voix pitchées dont ils ont fait leur marque de fabrique. Vocalement, Freeway possède un grain de voix unique, qui peut irriter dans un premier temps (combien de fois ai-je entendu ''On dirait qu'il est à la limite de pleurer quand il rappe...") mais qui s'avère payant sur la longueur, car totalement maitrisé.
Les morceaux de bravoure sont nombreux sur l'album, à commencer par ''What we do'', un ménage à trois lyrical en compagnie de Jay-Z et Beanie Sigel, sur un son furieux de Just Blaze. Le très cinématographique ''All my life'', sur une prod impeccable de Bink, fait intervenir Nate Dogg, dont le refrain restera scotché dans votre crâne pendant de longues heures. Le duo avec Snoop Dogg, ''We get around'', pourrait aisément être une suite non avouée de ''Roc the mic'', tellement l'instru ainsi que les prestations des deux rappeurs dégagent la même énergie. Le très swingant ''Turn out the lights'' produit par Kanye West, ou le rock'n rollesque ''Line 'em up'' qui clôt l'album nous montrent encore une autre facette du bonhomme, plus rentre dedans mais tout aussi efficace.
Notre préférence ira au titre Victims Of The Ghetto avec la présence de Rell avec une bonne instrus et de bons textes ou il raconte la vie des jeunes noirs afro américains de leur vie dans le ghetto. Mariah Carey, toujours en train de fricotter avec nos amis les rappeurs, lui renvoie la pareille (c'est le cas de le dire) avec le gratteux r&bisé You Got Me, en bonus encore heureux. Passés les quelques morceaux dispensables : le tube Neptunesque ''Flipside'' produit par un Just Blaze en manque d'inspiration, ou le pénible duo avec Nelly sur ''On my own''. On se retrouve avec un album qui tient incontestablement la route et qui promet de bonnes choses pour la suite de sa carrière. Certes, Freeway n'a pas encore la plume d'un Nas ou d'un Jay-Z mais il laisse entrevoir un potentiel fort prometteur, aidé en celà par un flow de plus en plus percutant. Vivement la suite...
Chronique ghostwritée par Jay-Z






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